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Boat stop

Aujourd’hui au départ de Châtillon-en-Bazois, il n’y avait pas moins de 10 bateaux en partance. Ce petit port est situé entre 2 écluses . Vu le peu de bateaux répertoriés en juillet, le conseil régional de la Nièvre a réduit le nombre de vacataires.  Un seul éclusier assurait donc le service pour les 2 écluses. Je ne vous dis pas ce qu’il a couru et mouliné aujourd’hui dès 9h du matin.

Nous avons pris à bord  3 personnes intéressantes et de conversation agréable qui rêvaient de faire un petit tour en bateau. Ce fut un réel plaisir.

En prime, nous vous offrons un coucher de soleil sur le lac de Baye. Changez rien pour nous !

 

Essai transformé !

Le rugby est un sport devenu universel, qui permet de transformer un essai en Bourgogne aussi brillamment que dans le Sud-Ouest !

Après avoir passé l’écluse de la Loire “tant redoutée” avec succès, nous voilà sur le “tant attendu” canal du Nivernais.

Au dire des éclusiers et éclusières, nous ne devrions pas rencontrer de souci majeur avec le tirant d’eau. Les emplacements des principaux  hauts-fonds nous ont été indiqués avec une grande précision.

Ce soir, nous prenons l’apéro chez une habitante du petit village de Cercy-la-Tour, à qui nous avons prêté une pompe à vélo !

21h30 : L’apéritif au Pouilly fumé et au vin de sureau (fait maison) vient de se terminer. Ce fut une soirée superbe. Merci à nos hôtes.

 

 

Le monde est un village

Il n’est pas forcément nécessaire de croiser un chien (avec ou sans chapeau) pour lier connaissance !

Comme vous le savez si vous suivez notre blog, nous avons acheté le Salliance dans le nord de la Hollande.

Hier en fin d’après-midi, à Joinville-le-Pont, nous avons rencontré la patronne de la firme “Octopuss” qui, à l’époque, avait elle aussi des vues sur notre bateau. Elle l’a reconnu,  et est venue nous dire bonjour. La soirée s’est terminée devant un petit verre en bord de Marne.

Nous sommes à présent sur la Seine.  Les fleuves et rivières à contre-courant, ce n’est pas confortable. Nous avançons à peine à 5km/h, et le vent de face nous ballotte de gauche à droite.

La Seine est cependant magnifique (aussi), mais nous avons hâte de retrouver nos petits canaux, ce qui sera fait dans quelques jours…

Ah! i fallait pas qu’il y aille…

Après avoir consulté diverses météos, après avoir écouté les voisins de ponton qui savent toujours tout, après bien des palabres et de notre plein gré, nous avons décidé d’affronter le Rhône pour une petite étape. Nous avions aussi envie de quitter le désagréable port de Valence.

Affronter est le mot juste. Un coup de vent était annoncé vers 15h. Nous avions largement le temps d’arriver à Cruas, mais c’était sans compter le temps d’attente aux écluses. Le coup de vent est bien arrivé : 80km/h. En bonne Akéla, j’aurais pu entonner une chanson de circonstance…

 

Trois braves plaisanciers nous attendaient sur le ponton, nous ayant vu sauter sur le Rhône en phase d’approche, pour laquelle ils nous ont félicités.

Le temps d’aujourd’hui est tout à fait exceptionnel et nous avons eu des conseils avisés d’un ancien marinier pour la remontée.

Pour ceux qui nous suivent attentivement, nous avons peut-être retrouvé nos moutons, mais ils ont été encore plus vite que nous !

Quel service !

Nous avons profité de la halte de Corre pour nous rafraîchir, nous reposer, faire une petite lessive et faire des grosses courses.

Dans ce village de 600 âmes, il y a un petit Intermarché, à environ 1 km du port. A l’entrée du magasin, une pancarte : “On vous ramène vos courses”. Je demande les conditions : “Vous mettez dans votre chariot, vous passez à la caisse et on charge la marchandise”. J’ai demandé si je pouvais être considérée comme marchandise… et bien oui, pas de problème, Madame. Le brave homme a même eu la courtoisie de descendre nos achats jusqu’au bateau. Pendant ce temps, Marc changeait l’essuie-glace.

Après cela, nous sommes partis sur la Petite Saône. La vitesse moyenne augmente sensiblement quand il y a moins d’écluses.

 

La (pas si) courte échelle

Depuis le début du Canal des Vosges, nous avons dû adopter une nouvelle technique d’éclusage que nous allons faire breveter.

Les écluses étant automatisées, nous n’avons plus d’éclusier avec nous. Comme nous sommes “montant” pour l’instant, nous nous trouvons dans le fond de l’écluse quand nous y entrons. Les bittes d’amarrage sont environ à 3m50 plus haut que nous et il n’est pas aisé de les attraper.

Nous nous amarrons donc d’abord à l’échelle, puis je grimpe (à la fin de la journée, ça ressemble plus à un espalier qu’à une échelle), je fais le tour de l’écluse pour aller activer la fermeture des portes et la bassinée. Je reviens au bateau et je tiens les amarres à l’arrière. Pendant ce temps, Marc n’est pas inactif, il maîtrise le bateau.

Si vous vous demandiez si nous étions fatigués le soir après avoir manœuvré une vingtaine d’écluses,  maintenant vous savez !

Aujourd’hui, c’est moi qui ai rencontré “le chien avec un chapeau”, qui connaissait le quartier de la Terrienne à Marche (celui de mon enfance) comme sa poche. Il est le petit-fils d’un autre habitant du lieu, et son cousin a épousé une de mes anciennes voisines (pour les fins connaisseurs, c’est elle que le perroquet du quartier appelait pour souper !)

L’éclusier, façon Jacques Brel

Sous un soleil éclatant, nous nous sommes mis en route pour Verdun. Départ en “flottille”. Au moins, comme dit Renaud, “je ne fais plus une bande à moi tout seul”.

Les écluses étaient toutes manuelles. L’éclusier nous a donc pris en charge. Rude journée pour lui, une série de 6 écluses à manœuvrer à la force des biceps. Et les mollets en prennent un coup aussi : il doit faire 2 fois le tour de l’écluse (50m/5m) et  fermer ou ouvrir à la manivelle 8 demi-portes d’écluse. Il ne faut pas croire que pendant ce temps, on ne fait rien. Quand il ouvre les vantelles, il y a intérêt à bien tenir les amarres !

A la fin de la journée, ce brave homme, aura bien mérité d’aller en écluser une (pintje) !

A Verdun, Marc a accosté comme un chef. Sans “bip” de recul, il a fait un créneau de “derrière les fagots”.

Rencontre d’un autre temps.

Nous sommes à Vendhuile. Nous ne savons pas aller plus doucement, nous avançons au frein à main.

Tous ceux qui sont un jour partis en vacances avec Marc connaissent son talent pour lier connaissance avec ce que nous appelons “un chien avec un chapeau”.

Cette année, grande innovation : Marc a rencontré un chien … avec un berger et des moutons ! Le brave homme espère monter son entreprise : étendre son cheptel et sillonner les berges du canal pour les nettoyer. Nous lui souhaitons de concrétiser ses projets.

Demain, nous attendons Olivier, Ceylan et Lucas.