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Ajustement de planning

Nous avons mis le turbo… Un préavis de grève a été déposé pour le samedi 27 mai.

Notre intuition nous fait croire que les conséquences seront plus importantes sur la Moselle que sur le Canal des Vosges. En allongeant les étapes pendant 2 jours , nous arriverons peut-être à éviter ce désagrément. Allez savoir…

Nous souhaitons un excellent week-end à nos amis du RYCH de Huy qui partent demain en flottille  vers Erquelinnes.

Jeu de piste

Depuis que nous avons repris la navigation libre, nous utilisons à nouveau la télécommande mise à notre disposition par VNF.

Il s’avère quelquefois que  l’antenne qui doit recevoir notre signal soit bien cachée dans les branchages. Il faut ainsi  user de ruse de sioux pour la voir. Nous  pressons alors le mécanisme tous azimuts en essayant de repérer si le voyant lumineux clignote entre les feuilles. Il nous est arrivé  plusieurs fois de faire demi-tour pour déclencher la bassinée !

Il y a (très) longtemps, c’est moi qui cachais les indices des jeux de piste pour les louveteaux. J’en suis aujourd’hui réduite à les chercher.

Sans doute est-ce là pour VNF un jeu destiné à maintenir le cerveau des navigateurs en éveil, mais je ne suis pas sûre de ce que j’avance…

Les hostilités commencent

Après un court passage sur la Moselle, toujours aussi belle, nous avons embouqué le canal des Vosges.

Nous sommes psychologiquement  prêts à affronter les 47 écluses montantes qui nous avaient tant fait souffrir lors de notre voyage vers le canal du Midi.

Il faut dire que nous sommes mieux équipés qu’il y a 3 ans :

Mais nos articulations ont aussi pris 4 ans… Nous en reparlerons dans quelques jours.

Première écluse sur le canal des Vosges, première panne…

Si les éclusiers font grève demain, ils ne vont pas déranger grand monde. Sur ce secteur, nous n’avons croisé que 2 bateaux.

 

 

Les travaux pas inutiles

Notre dur labeur de cet hiver n’a pas été vain. Grâce à l’isolation du plafond et les rideaux anti-soleil, nous arrivons à maintenir une température décente dans la cambuse : 30° quand même.

Par cette chaleur suffocante, nous avons raccourci notre étape de quelques écluses pour ménager  un peu nos forces. C’est que l’on n’a plus 20 ans ma bonne dame…

Reconnus par des inconnus !

Au fil de notre navigation, nous avons été hélés par des personnes que nous ne connaissions ni des lèvres ni des dents.

“Hé oh du bateau, vous n’êtes pas les amis de Brigitte et Jacky ?” Bin oui… Nous nous sommes donc amarrés et avons fait la causette pendant deux heures, le temps de prendre un café et de terminer par l’apéro. Le tam-tam a bien fonctionné entre Huy et le canal des Vosges…

Nous avons repris notre navigation sous un soleil de plomb. Nous sommes ce soir à l’ombre , mais l’arbre n’est pas bien gros…

La faute à EDF

Ce matin, nous sommes partis dès l’ouverture des écluses, histoire d’essayer d’avoir moins chaud.

A la deuxième écluse, au milieu de nulle part, première panne. Comme pratiquement chaque jour,  je téléphone à VNF,  et décris les symptômes : plus de feux, rien ne bouge. “Bizarre” me répond le correspondant, “j’envoie quelqu’un”.

Nous voyons arriver le technicien, mais la panne n’avait pas l’air simple à détecter . Il faisait le tour de l’écluse et apparemment ne trouvait rien. Un quart d’heure plus tard, il vient vers nous avec un papier à la main.

Il venait de de recevoir l’avis de EDF, annonçant une coupure de courant jusque 11h. EDF avait oublié de prévenir VNF !

Après 3 pannes , l’employé à qui je téléphonais m’a  dit que l’on n’avait pas de chance aujourd’hui, mais il ne m’a quand même pas proposé le remboursement de mes communications.

Morale de l’histoire, nous avons dû naviguer jusque 16h30, et nous avons eu très chaud…

Heureusement, nous avons accès au 220V au port d’Épinal, ce qui nous permet de faire fonctionner le système d’air conditionné que nous avons acquis cet hiver. Dieu que ça fait du bien !

La montée de Golbey

3kms, 15 écluses, 2h30 : record largement battu !

Ce n’est pas que nous voulions aller vite, c’est que nous n’avions pas le choix. Les écluses se suivent à un rythme soutenu, et les arrêts ne sont pas prévus.

Demain, nous entamerons la descente vers la petite Saône . Cela devrait être beaucoup moins physique.

Le versant Moselle nous a paru beaucoup moins ardu qu’il y a 3 ans. Les conseils avisés d’Alain, qui n’a pourtant pas encore beaucoup navigué y sont certainement pour quelque chose.

 

Mais où est donc passée la 7ème compagnie ?

Si vous nous avez vainement cherchés, nous n’étions pas dans la forêt de Machecoul, mais bien dans la forêt des Vosges.

Nous étions au paradis : nous l’avions bien gagné, puis qu’il paraît qu’il faut le gagner… Nous avons été largement récompensés de nos efforts.

Nous nous sommes littéralement laissés glisser pendant 16 kilomètres. Pour y mettre un peu de piment, cette descente a été agrémentée de 23 écluses.

Nous n’avons pas vu âme qui vive si ce n’est quelques cyclistes et des agents VNF qui venaient vérifier si tout allait bien. Et pour cause, il n’y a sur ce tronçon aucune communication téléphonique possible.

Le soir, nous avons été pris en tenaille par des Allemands… Nous avions le saucisson (du à l’ail pour le chef), eux avaient le fin roûche…

Oufti, nous sommes passés !

 

Ca va nous arriver, c’est pas possible autrement. L’année dernière, nous étions dans les crues. Cette année, c’est le contraire.

Un avis de VNF vient de tomber : fermeture d’une petite partie du canal de la Meuse. Nous y étions il y a 6 jours. Et cela ne se passera pas que sur ce canal vu le déluge qui nous est tombé sur la tronche depuis notre départ…

Nous attendons maintenant la visite de nos cousins liégeois.

Les passionnés sont passionnants

Le 1er juin avait été choisi de longue date comme possible pour un croisement de nos routes et canaux .

Après quelques recherches dans un patelin de perdus, nous avons enfin vu un drapeau belge au bord de l’eau :

  • premier apéro pour fêter cela
  • deuxième pour se désaltérer sous un soleil resplendissant

Les hommes “dévoués”se sont mis en recherche d’un resto “pas loin”. Nous avons découvert au camping de quoi nous satisfaire, après examen approfondi de la carte.

Après l’apéro caravane, découverte des frites vosgiennes et ses accompagnements. Oufti…

Joseph et Jeanine.