Archives de catégorie : Improvisation

Prenez un ticket…

En cette période un peu compliquée, pas facile de voir tous nos amis de la côte. Nous avons même été étonnés du nombre de visites que nous avons reçues. Certains, en vélo, nous cherchaient déjà depuis plusieurs jours.

Les visites étaient sur rendez-vous, et, comme chez le médecin, nous fixions le jour et l’heure. Cela s’est passé à merveille : 2 personnes à la fois, juste dans le carré arrière à l’extérieur. La météo était de notre côté.

C’est ainsi que nous avons pu accueillir plus de 20 personnes. Certes, les “bulles” n’étaient plus respectées, mais tout le monde a pris ses précautions. Espérons que nous n’allons pas faire exploser le nombre de contaminations. Nous verrons dans quelques jours…

Nous sommes repartis de Veurne ce matin et avons hâte de continuer notre périple.

Chez la belle Iris…

Il y a quelques jours, nous avions été au bout de l’Yser navigable en bateau. Le capotage en a d’ailleurs gardé quelques traces. Mais, il restait quand même un petit goût de trop peu. Le restaurant était fermé.

Aujourd’hui, nos amis Marie-Hélène et Herman sont venus nous chercher pour aller casser la croûte dans ce lieu tant convoité par Marc.

Finalement, nous ne saurions vous dire si ce restaurant est renommé pour la tenancière, la nourriture ou le bric-à-brac qui s’y trouve. En tous cas, ceux qui vous diront “Où il y a de la gaine, il n’y a pas de plaisir” sont de fieffés menteurs !

Nous avons passé une excellente journée qui s’est terminée, bien évidemment, par une glace chez Verdonck .

Notre départ de Veurne est prévu mercredi midi. Nous entamerons alors notre programme retour. Je ne suis pas sûre que nous essayerons d’ici là une soupe de lentilles : celles qui envahissent le port de Veurne sont bien peu ragoutantes…

Un vrai travail de pro !

Hier en rentrant de notre balade sur l’Yser, nous avions déchiré notre taud. Nous n’avions pas mesuré l’ampleur des dégâts.

Aujourd’hui, Marc a continué patiemment son travail de couture pendant plus de 6h.

Et avec l’aide de Marie-Ange et Michel, nos amis du Ménestrel, nous avons fait une réparation digne de travailleurs professionnels. Nous sommes soulagés. La navigation aurait été nettement moins confortable sans cet abri, tant pour le soleil que pour la pluie.

Entre temps, le pont qui nous avait empêché de partir ce matin a été réparé et notre navigation pourra reprendre demain à la pique du jour.

But ultime.

Marc a gagné. Tel Livingstone à la recherche des sources du Nil, il a dompté l’Yser jusqu’à Stavele. Notre Nil à nous n’y était plus qu’un petit pipi de 10m, juste de quoi faire demi-tour avec notre paquebot.

Quand nous avons expliqué à l’éclusier que nous voulions aller vers Stavele, il a dit à Marc, avec un grand sourire et son accent prononcé : “Toi, tu viens de loin, mais tu connais bien le boutique”. Il voulait bien sûr parler de la tenancière du restaurant ‘T Hof van Commerce, appelée familièrement et gentiment “Dikke tet”.

Au retour, notre taud qui était déjà bien mangé par le soleil n’a pas résisté aux branches d’arbres. Marc s’est donc transformé en petite cousette.

Sur les sentiers de la guerre

Aujourd’hui, ce sera un peu d’histoire…

Nous avons dormi au pied des “boyaux de la mort” à Diksmuide, haut lieu de la première guerre mondiale. Des conditions horribles pour les soldats qui y ont trouvé la mort ou en sont revenus à jamais traumatisés.

Ce soir, nous sommes à Ieper, où nous irons leur rendre hommage à la cérémonie du “Last Post”, à la porte de Menin. Ce cérémonial grandiose y est organisé tous les soirs depuis 1928, excepté pendant les années de guerre 1940-1945.

Demain, c’est promis, nous essayerons d’être un peu plus rigolos.

Ils n’avaient pas chaud, nous non plus…

C’est ici, au Spaarbekken à Nieuwpoort que Marc a essayé de se hisser sur sa première planche à voile. Le premier jour, il est resté plus souvent sous sa planche que dessus. Il a d’ailleurs assez vite compris que ce n’était pas trop son truc et qu’un voilier serait sans doute plus confortable…

C’est ici aussi que bien sûr nous avons pratiqué tous les sports nautiques : canot pneumatique, zodiac avec skieur, dériveurs, planche à voile, optimist, plongée…

Nos enfants doivent très bien se souvenir de leur stage d’été. Certains (je devrais plutôt dire certaine) sont rentrés à la maison des larmes plein les yeux (hein Sarah !).

Nous voilà revenus !

Après un rapide retour à Huy, nous sommes rentrés à Brugge hier après-midi. Marc a bien résisté au voyage en transports en commun, ce qui n’était pas gagné d’avance : Monsieur n’aime ni le train, ni le bus. Il stresse…

Visites en cascade au port de Brugge : d’abord Anne et Renaud, des voisins de notre immeuble. Puis Marie-Ange et Michel, des navigateurs de Huy, ceux-là même que nous avions rencontrés à Saint-Jean-de-Losne l’année dernière. La traversée de Brugge et la navigation vers Oudenburg étaient magnifiques, avec un ciel bleu à souhait.

Ce soir, un barbecue s’impose. Il faut vous dire qu’en arrivant, nous avons effectué quelques emplettes, bien nécessaires, la cale était vide… et nous nous sommes perdus dans la campagne. Tout juste si nous ne nous sommes pas retrouvés sur l’autoroute à Jabbeke. C’est peu dire que nos appétits sont aiguisés.

La Venise du Nord

C’est sans problème de promiscuité que nous avons pu déambuler dans le centre de Brugge. Tous les touristes chinois, japonnais, américains et autres n’y sont pas encore revenus, et ce n’est sans doute pas demain la veille ! La ville paraît d’ailleurs bien triste. Même le soleil n’était pas de la partie…

Nous avons quand même été piégés par une personne de la région hutoise qui avait un œil curieux sur la webcam de la place du marché… Cherchez donc les intrus sur l’image, peut-être un prix sera-t-il attribué aux plus perspicaces…

Ce soir nous délogeons pour aller chez notre fille Sarah.

Nous reprendrons notre écriture dans 2 ou 3 jours. Nous sommes en vacances quand même.

Un (très) long bord

Nous venons de tirer notre plus long bord. Il était bien sûr prévu, mais nous avions espéré arriver bien plus haut sur le canal Oostende-Gent. Résultat des courses, nous nous sommes retrouvés à 15kms de l’entrée de la Dendre, là où nous étions le 1er juillet.

On peut rire, mais pas se moquer !

Et nous ne sommes pas les seuls à avoir été piégés. Un bateau de location qui voulait effectuer une boucle a dû rebrousser chemin. Il a peut-être eu de la chance de nous rencontrer…

Ce soir, nous sommes aux portes de Brugge, où nous attendons la visite d’Olivier.

Cruelles déceptions.

Nous voulions naviguer aujourd’hui sur le tout petit canal d’Espierres, long de 8 kms, pour nous le plus beau canal de Belgique. Le niveau d’eau n’y est plus que de 0,90m. Notre bateau cale à 1,00m. Pas de chance…

Continuons notre route pour emprunter le canal de Bossuit à Kortrijk. Il aurait dû nous mener vers la Lys. Une écluse en réfection à Kortrijk et nous voilà contraints de changer d’itinéraire. Nous avons donc continué sur le haut Escaut.

Ce soir, nous sommes à Gavere. Cela va sans doute rappeler beaucoup de souvenirs à notre petite Sarah…