Archives de catégorie : Improvisation

Chi va piano, va sano e va lontano.

Comme le dit bien le proverbe, nous ménageons “nos montures”.

La canicule ne nous permet plus de faire des folies. Nous avançons donc lentement, sans forcer sur les doses prescrites. Notre principale activité est le rummikub qui n’a plus de secret pour nous. Leçon de langues aujourd’hui : après le titre en italien, voici le Rummikub expliqué en anglais. Have fun !

Ce soir, nous serons rejoints par le bateau Ménestrel et nos amis Marie-Ange et Michel. Nous les avions laissés à Brugge. Nous naviguerons encore de concert pendant quelques jours.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Vous nous manquez et apparemment, nous vous manquons aussi ! Toutefois, il n’y aura pas de compte-rendu tous les jours.

Pendant ces quelques jours, nous n’avons pas beaucoup avancé. Mais nous nous sommes déplacés avec notre vélo. Le prince de Ligne habitant à quelques kms de notre amarrage, une visite de courtoisie s’imposait. Pas de chance pour nous (et pour d’autres), il était absent et avait fermé les portes de son domaine à double tour. C’était franchement dommage. Heureusement, il avait laissé le personnel à l’intendance histoire de désaltérer les visiteurs.

Franchement, avons-nous une tête de contrebandiers ? Probablement, si l’on s’en réfère au second contrôle de police subi depuis notre départ.

Ça commence à sentir l’écurie.

Covid oblige, le trajet retour est amorcé. L’itinéraire sera semblable à celui de notre voyage aller. Nous espérons juste que nous pourrons cette fois naviguer sur le canal historique du Centre et emprunter les vieux ascenseurs. C’est tout ce que nous pourrions apporter comme modifications de parcours.

Nous avons ainsi décidé de ne plus alimenter le blog avec des articles qui vont devenir lassants.

Au point de vue navigation, ce fut une année un peu chahutée. Elle fut très belle mais trop courte.

Nous ne parlerons pas des contacts sociaux. Avec ou sans masque, ceux-ci furent réduits à leur plus simple expression.

Un grand merci à tous pour votre soutien par votre lecture assidue de notre blog.

Seuls au monde.

Ce matin en quittant le port d’ Aalst presque vide, nous nous sommes hasardés à demander au capitaine s’il y avait quand même du passage. “Oui ça reprend bien” nous a-t-il répondu.

Et bien nous, sur notre trajet aujourd’hui, nous n’avons croisé personne, mis à part les cyclistes et les sportifs du lancer de canne à pêche.

Notre bulle épidémiologique n’est donc pas encore entamée.

Demi-tour…

Après une réunion de la plus haute importance avec toutes les parties concernées, nous avons décidé de ne pas nous engager dans la province d’Anvers. Certains diront peut-être que nous sommes un peu pleutres, mais nous ne voulions pas prendre le risque de devoir laisser le bateau en rade si les mesures venaient à se durcir.

Nous étions à portée de fusil de la Dendre et nous l’avons de nouveau embouquée. Ce ne sera jamais que la quatrième fois….

Où irons-nous après ? Les suggestions sont ouvertes .

Les choses sérieuses reprennent.

Ce matin, nous avons commencé la descente de l’Escaut maritine jusqu’au Rupel. Nous avons donc repris nos calculettes pour jongler avec les marées et les courants.

Comme nous prenons de l’âge, et que le cerveau n’est plus très rapide (l’a-t-il déjà été ? ), nous allons faire cela très sagement, histoire de ne pas nous retrouver en position inconfortable. Il faut dire qu’à nos débuts de navigation, nous avions été pendus à une péniche à laquelle nous nous étions amarrés. Nous ignorions alors qu’il y avait des marées sur l’Escaut et que la péniche se poserait sur le fond bien avant nous.

Pour vous faire une idée de notre trajet retour, nous voudrions encore faire un petit crochet par le canal de la Dyle pour rejoindre Leuven. Nous remonterons ensuite vers la Campine pour une petite visite chez Hugues. Après, nous rentrerons à Huy.

Signes extérieurs de richesse

Aujourd’hui, nous en avons eu pour nos sous. Nous irions même jusqu’à dire que notre “yacht” faisait pâle figure parmi tous les engins flottants rencontrés.

Nous avons croisé des maisons pour tous les goûts (mais pas pour toutes les bourses), des bateaux qui n’auraient pas fait tache à la côte d’Azur, des petits bateaux de location avec chauffeur en chemise et cravate et les occupants flûte de champagne à la main.

Après cela, nous avons déambulé avec le Salliance sur les canaux intérieurs de Gent, ce qui n’était pas non plus piqué des hannetons.

Bref, nous en avons encore plein les yeux.

Nous raclons le fond !

Bien sûr, à un endroit très étroit du canal, une immense péniche s’est pointée devant nous. Elle était surtout très large.

Nous nous sommes rangés sur le côté pour la laisser passer, tout en essayant de garder le bateau manœuvrant. Comme la péniche était chargée, la vague d’étrave a abaissé le niveau d’eau de plus ou moins 1 mètre. Nous nous sommes retrouvés en position très inconfortable à râper les cailloux près de la berge. Le Salliance est resté un petit moment comme suspendu .

Quand la péniche s’est éloignée, notre bateau s’est mis de travers, Marc a pu remettre l’hélice en marche et nous nous sommes retrouvés sur la bonne trajectoire. Nous en avons été quitte pour une bonne frayeur.

Nous n’avons pas pris le temps d’immortaliser l’instant… à vrai dire, nous n’y avons même pas pensé !

Du rififi à Dammepoort.

Le passage de Brugge à toujours été pour nous assez stressant. Pourquoi ? Allez savoir.

La chose s’est encore confirmée aujourd’hui. En arrivant à cette fameuse écluse, les plongeurs étaient à l’action. Une porte ne fermait plus. Si peu qu’il y ait un arrêt (celui-ci a quand même duré 4 heures), les files s’allongent. L’écluse a une forme pour le moins alambiquée, moitié ronde, moitié ovale et ce n’est pas toujours facile de s’y amarrer. Mais tout s’est bien passé.

Par contre, pour ceux qui devaient entrer après nous, cela a dû être rudement plus compliqué. Onze bateaux de plaisance et une grosse péniche attendaient pour s’y engouffrer. Les skippers des bateaux de location, casquettes de capitaine sur la tête, étaient tous plus nerveux les uns que les autres.

Nous sommes passés à côté de tout ce beau monde en le saluant, et nous nous sommes vite éclipsés.

Marcel, Marcello pour les intimes.

Depuis que nous faisons des arrêts à Oudenburg, et Dieu sait si nous étions des habitués, Marcel vient nous proposer ses denrées : oeufs, légumes, pommes de terre, confitures…

Dès qu’un bateau se pointe, il arrive avec son vélo sur le ponton. Il y vient six fois par jour. Et c’est un bon vendeur, mais tout le monde n’apprécie pas toujours sa visite.

Il est un rien pince sans rire. Aujourd’hui, il nous a demandé quand nous comptions repartir. Nous lui avons répondu demain matin. Il se gratte alors le crâne et nous répond : ” Demain, c’est pas possible”. Aïe, l’écluse plus loin est en panne ? “Non, nous répond-il, cette nuit j’enlève le bouchon, les bons clients, je les garde.”

Brave Marcel!