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Nous sommes prêts !

Comme chaque année, nous avons mis l’hiver à profit pour rafraîchir le bateau et pour peaufiner notre voyage. Nous rejoindrons cette année Coblence, au confluent de la Moselle et du Rhin.

Et comme chaque année, nous voilà déjà dans l’expectative !

VNF nous annonce en effet d’emblée la couleur : le canal de la Meuse est fermé à la navigation jusque fin juin (date approximative), mais nous gardons encore l’espoir que leurs agents mettront les bouchées doubles et que nous pourrons partir par la Meuse.

Sinon, nous avons bien sûr un plan B. Et vous savez aussi que les détournements et contournements font chaque année partie de nos aventures.

Et comme dirait notre ami Julos Beaucarne : “Bah, ça n’fait rien, ça n’a pas d’importance”.

Moussaillons à bord !

Vous vous souvenez peut-être qu’Élise et Simon étaient venus faire un bout de chemin avec nous il y a 3 ans, sur le canal du Nivernais. Ils nous avaient quittés en promettant de revenir nous voir “à quatre”.

Chose promise, chose due : les jumeaux Émile et Oscar ont emmené leurs parents jusqu’à Huy cet après-midi, pour nous accompagner lors d’une balade sur la Meuse.

Après une visite du bateau dans les moindres détails, chacun d’eux a aidé le capitaine à la manœuvre : Émile au volant et au klaxon, Oscar aux instruments. Un bateau, ce n’est peut-être pas aussi compliqué que “l’avion de papa”, mais il y a quand même pas mal de trucs bizarres à explorer !

Une vérification des réglages du GPS s’imposera avant notre départ, qui est confirmé pour ce lundi matin.

Un consensus clair s’est manifesté : le bateau, c’est bien, mais la piscine est sale !

Larguez les amarres !

C’est avec un peu de retard sur l’horaire prévu (contacts sociaux obligent) que nous avons quitté notre emplacement au port de Huy.

Marc (l’autre Marc…), Patrick, Daniel, sans oublier notre chauffeur Anne, étaient sur le ponton. Plus les coups de téléphone tous azimuts et  nous n’avons pas vu tourner l’heure.

Qu’à cela ne tienne, nous sommes arrivés dans les temps pour une soirée en famille chez Jérémie.

Espoirs déçus

Nous avons décidé de ne pas activer notre plan B qui était de partir rejoindre la Moselle via le canal du Nord.

Nous nous attendions aujourd’hui à avoir de bonnes nouvelles des Voies Navigables de France. Et bien non, ce n’est pas encore pour l’immédiat.

Il reste en effet sur la Meuse un tronçon, à tout casser de 1.5 km, qui est toujours fermé à la navigation. Les autres sections, qui elles étaient  fermées depuis le 20/04/2018, ont été ré-ouvertes la semaine dernière.

Nous sommes en droit de nous poser certaines questions sur la capacité de VNF à gérer correctement la voie d’eau en France. Souvenez-vous que nous sommes restés bloqués 3 semaines l’année dernière à quelques encablures de là pour un barrage qui avait cédé.

Nous sommes à Profondeville où nous sommes arrivés hier soir, après avoir essuyé par 3 fois des orages. Devinez où ? A l’entrée des écluses, comme de bien entendu !

Que du plaisir !

Une toute belle journée de navigation : du soleil et un vent décoiffant . Vous allez tous nous répondre du tac au tac, cela n’a pas dû trop vous déranger : Marc, avec son crâne plus que dégarni et Marie-Claire avec sa coupe été.

Ce soir, nous sommes à couple d’un péniche (toujours les vieux fantasmes de Marc) , à l’ombre, ce qui est loin d’être désagréable, et à 2 pas d’une “baraque à frites” (cela va nous changer du baby homard d’hier soir).

Demain, nous serons en France. Jusqu’où, c’est une autre histoire…

 

La bonne nouvelle !

Comment ça, une bonne nouvelle  ?

Celle que nous attendions depuis des jours.  L’avis VNF vient de tomber : dès demain 02/06 à 9h, l’entièreté de la Meuse est ré-ouverte à la navigation.  Nous avons rudement bien fait de ne pas avoir activé le plan B.

Nous sommes ce soir à Vireux-Wallerand, juste en amont du fameux barrage de Mouyon. La Meuse n’a plus du tout le même aspect qu’en juillet dernier. Le courant pour l’instant est assez fort. Au vu des pluies qui se sont abattues ces derniers jours, il ne manquerait plus que d’encaisser des crues en amont.

Bulletin_info_situation_Meuse_Ardennes

Ruée sur la Meuse.

Nous avons retrouvé nos marques. Nous sommes tout guillerets et profitons pleinement de la navigation.

Après la nouvelle d’hier, tout le monde a détallé comme un seul homme, ce qui provoque à la halte du soir quelques problèmes d’amarrage. Il faut dire aussi que les Bataves ont des bateaux surdimensionnés. Et surtout ne vous imaginez pas qu’ils vont  réduire l’espace entre eux pour laisser place aux plus petits, que nenni ! Nerderland boven !

 

 

Rettigny-sur-Meuse

En rentrant ce matin dans la petite boutique du village où nous avons passé la nuit, je me suis retrouvée plus d’un demi-siècle en arrière. Une vraie madeleine de Proust !

Ma grand-mère avait, à peu de chose près, le même établissement au fin fond des Ardennes belges : d’un côté du corridor, le café, et de l’autre, l’épicerie. La dame derrière son comptoir ressemblait à s’y méprendre à ma tante Lucienne.

Sur la porte d’entrée un petite annonce écrite d’une main tremblante : “En cessation d’activité”.

Tout fout le camp…

A la demande de Jean-Paul Fourneau, voici “l’épicerie de Tante Lucienne”. C’est notre grand-mère qui pose sur la photo, prise à la fin des années 1960 (elle est décédée en mai 1969). Merci à notre cousine Aline de l’avoir conservée !

Embouteillage à Charleville-Mézières.

S’il y a bien une écluse qui nous rebute, c’est celle de Mézières.

Nous avions pris nos dispositions pour essayer d’être seul pour l’éclusage . Pas de pot, un problème de feux d’accès a chamboulé nos plans. Nous nous sommes retrouvés dans le sas avec un kayak et une petite péniche en attendant plus d’une heure l’agent VNF pour solutionner la panne.

Mais, “à  quelque chose malheur est bon” ! Cela nous a permis de de discuter quelque peu avec deux anglaises qui effectuent un trip de 4000 km en kayak de Londres à la Mer Noire, en vue de récolter des fonds pour la recherche contre le cancer du pancréas. Nous leur tirons notre chapeau.

Merde, ce n’était pas un appareil photo jetable !

D’ailleurs, on ne jette rien dans les rivières.

A la halte ce midi, Marc a voulu immortaliser l’instant où sa chère épouse tapait sur les piquets pour amarrer le bateau en campagne.

Bingo, il a pris son pied (oui, le mauvais) dans un cordage et plouf… l’appareil est tombé à la baille.

Il a bien sûr immédiatement plongé et retrouvé l’appareil, mais le mal était fait. Nous avons quand même réussi à récupérer la seule photo du jour.

Dans quelques jours, ce sera mon anniversaire. Vous avez une idée de cadeau ?