Archives de catégorie : Bourgogne

Aujourd’hui : navigation de plaisance !

Aujourd’hui, nous avons navigué avec des plaisanciers qui venaient d’acquérir leur bateau sur le canal de Bourgogne. Ils sont arrivés à l’écluse de Villeneuve-sur-Yonne trois heures après le panne ! Comme mise en bouche, il y a mieux.

Ils ne se sont pas démontés, et sont partis sur le canal du Nivernais, pour remonter sur Paris.

Le skipper de ce bateau et Marc ont eu des sujets de conversation : ce monsieur venait d’acheter un petit voilier, un modèle 2m40, le grand frère (presque jumeau) du Miniji.

A 17h , un éclusier nous attendait désespérément. Nous étions son premier bateau de la journée.

Début août, sur le canal de Briare, l’un des plus touristiques après le canal du Midi, c’est pour le moins surprenant !

Le roi n’est pas notre cousin…

Il faut dire que nous y avons mis le paquet.

Normalement, sauf si les biefs se vident sans crier gare, nous sommes sauvés. Nous sommes sur le canal de Briare et le manque d’eau est derrière nous. Bien sûr, il peut encore y avoir des pannes d’écluses, une panne moteur, des bras cassés ou même des crues. Mais en toute logique, le Salliance sera au port de Huy avant la fin du mois d’août.

Pour fêter notre victoire, la dégustation d’une bonne glace s’imposait au pont canal de Briare.

Mais il y a quand même un hic. Quand nous avons su que nous allions revenir par le canal latéral à la Loire, nous espérions faire le plein de Pouilly fumé et de Sancerre. Et bien c’est loupé, nous avons tellement eu peur de ne pas passer, que nous n’avons même pas pris le temps d’aller chercher quelques bouteilles. Tant pis, nous aurons soif cet hiver.

Sarah, Élise et Matthieu avaient l’intention de nous rendre visite ce week-end. Mais la situation est trop tendue pour flâner et prendre du bon temps. Ce n’est que partie remise.

Encore une de prise sur l’ennemi !

Nous n’avons pas encore remporté le gros lot, mais c’est toujours une journée de gagnée. Il ne faut surtout pas s’attarder en route.

Depuis lundi matin, le canal était alimenté par les orages de vendredi. Ce soir, VNF arrête de pomper dans l’Allier. Les biefs sont certes bien remplis, mais si la pluie ne tombe pas, en une semaine, ils seront de nouveau en côte d’alerte.

D’ici là, nous serons sur le canal de Briare, et même plus si affinités. Mais tant que nous ne serons pas sur la Seine, rien n’est gagné. Nous prévoyons y être dans 6 jours.

Jouez hautbois, résonnez musettes…

C’est Noël avant l’heure !

Nous n’avions pourtant pas invoqué tous les saints du paradis. Nous étions fatalistes. Nous ne pouvions rien changer à la situation.

Les valises bouclées, le Salliance bien protégé, le retour en mobilhome était prévu pour demain. Bref nous étions prêts pour la transhumance vers Huy.

Et puis à 11h30, un avis VNF est tombé : les biefs incriminés étaient de nouveau à 1m40. Les violents orages tombés vendredi et samedi sur Vichy avaient regonflé l’Allier, permettant à nouveau l’alimentation en eau du canal latéral à la Loire. Comme nous a dit l’éclusière : “La vague de Vichy est arrivée, mais le répit sera de courte durée”.

Branle-bas de combat sur le Salliance ! Il ne nous a pas fallu des heures pour réagir : à 13h, nous levions le camp.

Rien n’est cependant encore gagné, ne nous endormons pas sur nos lauriers…

Capitulation en rase campagne.

Nevers : terminus, tout le monde descend.

C’est contraints et forcés que nous arrêtons notre navigation. Cinq kilomètres en aval de notre halte d’hier, il nous a été fortement conseillé de faire demi-tour. L’avis VNF est tombé deux heures plus tard, le mouillage n’était plus que de 0,80 mètres. Le bief avait chuté de plus de 40 centimètres sur 24 heures.

Nous sommes bien installés au port de Nevers. Le Salliance retournera à Huy à l’automne ou au printemps prochain. Nous sommes évidemment déçus de ne pas avoir pu boucler la boucle, mais nous ne pouvions pas faire plus…

Dans quelques jours, Marc pourra profiter de son voilier Miniji sur la Meuse et moi, me reposer.

Courage, fuyons…

Nous n’allons pas continuer à vous raconter tous les soirs les mêmes histoires : le niveau d’eau baisse et nous espérons encore passer.

Dans quelques jours, quand nous serons (ou pas) sortis de cette mauvaise passe, nous reprendrons le blog.

Bien évidemment, si nous avions des nouvelles à vous raconter, nous ne manquerons pas de vous tenir informés.

Record battu !

Il n’y a pas que les records de chaleur qui sont battus : nous sommes entrés sur le canal du Nivernais le 20 juillet, et nous en voilà déjà sortis. En 5 jours, nous avons parcouru 174kms, et franchi 110 écluses manuelles.

Est-ce que c’est parce que nous étions en mode “fuite”, mais ce canal nous a paru beaucoup moins séduisant qu’il y a 4 ans. Les haltes et les écluses ne sont plus très coquettes et les bateaux y sont très peu nombreux.

Ce soir nous sommes à Decize, où l’entrée du port a été un peu chahutée. En effet, les championnats d’Europe de marathon en canoë-kayak s’y déroulent cette semaine.

Des heures bien précises de passage avaient été déterminées, mais la canicule a tout chamboulé. Nous avons tout juste eu le temps de passer, sous escorte…

La bataille pour le retour à Huy n’est pas encore gagnée…

Étape allongée.

Faute de réseau, l’article de ce soir nous est parvenu via des signaux de fumée…

Nous voulions nous arrêter ce midi à Châtillon-en-Bazois, mais deux éclusiers nous ont conseillé de pousser jusqu’à Fleury.

Bien nous a pris de suivre leur conseil : le port de Châtillon est en plein soleil, il n’y a pas un arbre pour se mettre à l’ombre.

A la halte de Fleury, nous avons trouvé, outre de l’ombre, de l’électricité, de l’eau et des douches !

Cerise sur le gâteau : le petit restaurant que nous avions inauguré il y a 4 ans est toujours là, et la table est réservée.

Nous gardons toujours espoir de ramener le bateau à bon port…

Sous le soleil… exactement

Dominique et Jean-Paul nous accompagnaient pour une étape, la plus belle à notre avis sur le canal du Nivernais. Mais avant la récompense, nos éclusiers amateurs nous ont bien aidés pour le maniement des amarres et des manivelles.

La récompense était au bout : les voûtes de la Collancelle, un endroit magique. Et la traversée de la petite forêt nous a fait du bien.

Nous sommes bien installés au port de Baye. Notre airco tourne à plein régime. La température ambiante n’est que de 32° pour 41° dehors.

Nos stocks d’eau fondent comme neige au soleil. Il faut dire que nous avons dû approvisionner en eau plusieurs jeunes éclusières qui ne sont pas ravitaillées.

Le petit pont de bois.

Marc a eu une grosse frayeur. En passant sous un pont, un bruit assourdissant nous a fait sursauter (surtout Marc). Une voiture passait sur un vieux pont en bois. Notre capitaine a cru que le pont s’effondrait sur le bateau.

Pour notre défense, nous dirons qu’après 40kms et 20 écluses, nous étions sans doute un peu trop fatigués et que le bruit nous a bien surpris.