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La Venise du Nord

C’est sans problème de promiscuité que nous avons pu déambuler dans le centre de Brugge. Tous les touristes chinois, japonnais, américains et autres n’y sont pas encore revenus, et ce n’est sans doute pas demain la veille ! La ville paraît d’ailleurs bien triste. Même le soleil n’était pas de la partie…

Nous avons quand même été piégés par une personne de la région hutoise qui avait un œil curieux sur la webcam de la place du marché… Cherchez donc les intrus sur l’image, peut-être un prix sera-t-il attribué aux plus perspicaces…

Ce soir nous délogeons pour aller chez notre fille Sarah.

Nous reprendrons notre écriture dans 2 ou 3 jours. Nous sommes en vacances quand même.

Un (très) long bord

Nous venons de tirer notre plus long bord. Il était bien sûr prévu, mais nous avions espéré arriver bien plus haut sur le canal Oostende-Gent. Résultat des courses, nous nous sommes retrouvés à 15kms de l’entrée de la Dendre, là où nous étions le 1er juillet.

On peut rire, mais pas se moquer !

Et nous ne sommes pas les seuls à avoir été piégés. Un bateau de location qui voulait effectuer une boucle a dû rebrousser chemin. Il a peut-être eu de la chance de nous rencontrer…

Ce soir, nous sommes aux portes de Brugge, où nous attendons la visite d’Olivier.

Cruelles déceptions.

Nous voulions naviguer aujourd’hui sur le tout petit canal d’Espierres, long de 8 kms, pour nous le plus beau canal de Belgique. Le niveau d’eau n’y est plus que de 0,90m. Notre bateau cale à 1,00m. Pas de chance…

Continuons notre route pour emprunter le canal de Bossuit à Kortrijk. Il aurait dû nous mener vers la Lys. Une écluse en réfection à Kortrijk et nous voilà contraints de changer d’itinéraire. Nous avons donc continué sur le haut Escaut.

Ce soir, nous sommes à Gavere. Cela va sans doute rappeler beaucoup de souvenirs à notre petite Sarah…

Chez Gina !

Nous avons quitté ce midi un lieu de toute beauté : la Dendre et son canal.

L’équipe d’éclusiers du jour, père et fils, était d’une efficacité inégalable : 10 écluses manuelles et 5 ponts ont été avalés en moins de 2 heures.

Nous avons profité de notre journée de repos pour aller boire une chopine au café du village : chez Gina, la tenancière depuis 65 ans. Quand nous lui avons demandé quel était son jour de fermeture, elle nous a répondu du tac au tac : “J’ai groupé tous mes congés pendant les 3 derniers mois. Je n’avais encore jamais fermé un seul jour”. Tout un poème.

Remplissage express !

Nous avons pu reprendre notre navigation ce matin. C’est tout à fait surprenant, mais c’est ainsi.

Avant que nous ne quittions la dernière écluse sur la Dendre flamande, le préposé avait essayé de joindre le premier éclusier en Wallonie, pour lui signaler notre arrivée. C’est la procédure. Ses appels étaient restés vains. En boutade, nous lui avions dit : “Ce n’est pas grave, ça va s’arranger, c’est la Wallonie”. Et lui de nous répondre : “Vous seriez bien étonnés, en Wallonie, tout roule ! Ici, c’est encore le moyen-âge.

Il n’avait peut-être pas tort…

Demain, nous prenons une journée de congé. Nous sommes en vacances tout de même, il ne faut pas l’oublier !

Boum ! Quand le barrage fait boum…

La journée d’hier avait été transformée en repos forcé pour cause de travaux divers et variés sur des ponts mobiles sous lesquels nous étions censés passer.

Aujourd’hui, nous avons démarré sur les chapeaux de roue dès la pique du jour. A 05h45, nous avons largué les amarres, avec un programme préparé aux petits oignons pour les 2 bateaux en partance de Aalst, afin d’éviter les travaux de construction d’une nouvelle écluse sur le trajet.

Et puis bingo, arrivés à l’approche de la dernière écluse du jour, en direct live, nous avons vu un barrage qui lâchait. Il faut dire que nous l’avons senti aussi au petit tsunami provoqué par la déferlante de l’eau . L’éclusier nous a fait des signes désespérés pour que nous nous amarrions au plus vite.

Pour combien de temps sommes nous bloqués ici ? Nous n’en savons fichtre rien. Mais, bonne nouvelle le vérin du barrage a déjà été sécurisé par une chaîne. Yapluka réalimenter le bief amont long de 4.5km. Nous croisons les doigts.

Moralité à tirer de l’aventure : l’année dernière, nous avons été obligés de louvoyer “à l’insu de notre plein gré” pour cause de problèmes divers et variés. Cette année, nous avons décidé tous seuls comme des grands de louvoyer tant et plus, au gré de notre humeur. Pourquoi donc les écluses et les barrages n’auraient-ils pas droit, eux aussi, d’avoir leurs états d’âme ? Comme disait Gustave Parking, “Je vous laisse réfléchir là-dessus”…

Nous louvoyons

Nous avons quitté l’Escaut ce matin, et nous avons embouqué la Dendre. Nous nous retrouverons d’ici peu de temps à une encablure de l’ascenseur de Strepy-Thieu, celui-là même que nous avions quitté il y a quelques jours.

Et bien oui ma bonne dame, cela s’appelle “tirer des bords” ou “louvoyer”. Et vous n’avez pas fini d’être surpris par notre périple de cette année.

Malgré une très belle navigation sur l’Escaut, nous sommes contents d’avoir retrouvé une rivière beaucoup plus calme.

Courants, vents et marées.

Après tous nos calculs d’hier soir, nous n’avions guère le choix, il nous fallait démarrer à 10h pour passer l’écluse avant l’Escaut : 8 kms à contre-courant sur le Ruppel et puis 8 kms à la renverse sur l’Escaut. Et le vent s’était ajouté à la fête. Ça roulait, ça tanguait, ça décoiffait et ça nous amusait. Nous ne voudrions pas pareille navigation tous les jours mais c’était très bien.

Un petit clin d’œil aux amis de Marc de la 40ème escadrille de Koksijde, qui par le passé ont été hélitreuillés tant de fois en mer sur le bateau Westhinder.

Histoires de ponts.

Ce ne sont pas les écluses qui nous ont retardés aujourd’hui, mais plutôt les ponts.

A chaque pont, il faut arrêter la circulation routière et attendre…

Puis, il y a eu le “changement de pose” et le nouveau préposé n’était pas arrivé…

Et après, c’était un pont de chemin de fer. Et comme le train n’attend pas, c’est nous qui attendons. Nous pouvons maintenant vous donner les horaires de la SNCB sur la ligne Mechelen-Antwerpen. Mais cela ne va pas vous intéresser …

Nous allons maintenant nous mettre au travail pour calculer la marée de demain afin de reprendre l’Escaut. Vaste programme !

Ce n’était pas la traversée de Paris.

Si vous voulez notre avis,le voici : la traversée de Bruxelles n’est franchement pas des plus belles.

Ce matin, nous avions rendez-vous à 9 heures pour démarrer notre navigation avec le bateau hollandais que nous avions fait attendre hier. Il est alors venu nous trouver en disant que l’écluse ne serait prête qu’à 10h. A 10h, rebelote, l’écluse ne serait prête que vers 11h30. A 11h45, nous avons enfin pu quitter Halle.

Une péniche montante devait passer 3 écluses avant que nous ne puissions nous engager. Et devinez pourquoi ? A cause du niveau déjà très bas dans les 3 biefs !

Ici comme ailleurs, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge, mais nous sommes tenaces…