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Nous raclons le fond !

Bien sûr, à un endroit très étroit du canal, une immense péniche s’est pointée devant nous. Elle était surtout très large.

Nous nous sommes rangés sur le côté pour la laisser passer, tout en essayant de garder le bateau manœuvrant. Comme la péniche était chargée, la vague d’étrave a abaissé le niveau d’eau de plus ou moins 1 mètre. Nous nous sommes retrouvés en position très inconfortable à râper les cailloux près de la berge. Le Salliance est resté un petit moment comme suspendu .

Quand la péniche s’est éloignée, notre bateau s’est mis de travers, Marc a pu remettre l’hélice en marche et nous nous sommes retrouvés sur la bonne trajectoire. Nous en avons été quitte pour une bonne frayeur.

Nous n’avons pas pris le temps d’immortaliser l’instant… à vrai dire, nous n’y avons même pas pensé !

Du rififi à Dammepoort.

Le passage de Brugge à toujours été pour nous assez stressant. Pourquoi ? Allez savoir.

La chose s’est encore confirmée aujourd’hui. En arrivant à cette fameuse écluse, les plongeurs étaient à l’action. Une porte ne fermait plus. Si peu qu’il y ait un arrêt (celui-ci a quand même duré 4 heures), les files s’allongent. L’écluse a une forme pour le moins alambiquée, moitié ronde, moitié ovale et ce n’est pas toujours facile de s’y amarrer. Mais tout s’est bien passé.

Par contre, pour ceux qui devaient entrer après nous, cela a dû être rudement plus compliqué. Onze bateaux de plaisance et une grosse péniche attendaient pour s’y engouffrer. Les skippers des bateaux de location, casquettes de capitaine sur la tête, étaient tous plus nerveux les uns que les autres.

Nous sommes passés à côté de tout ce beau monde en le saluant, et nous nous sommes vite éclipsés.

Marcel, Marcello pour les intimes.

Depuis que nous faisons des arrêts à Oudenburg, et Dieu sait si nous étions des habitués, Marcel vient nous proposer ses denrées : oeufs, légumes, pommes de terre, confitures…

Dès qu’un bateau se pointe, il arrive avec son vélo sur le ponton. Il y vient six fois par jour. Et c’est un bon vendeur, mais tout le monde n’apprécie pas toujours sa visite.

Il est un rien pince sans rire. Aujourd’hui, il nous a demandé quand nous comptions repartir. Nous lui avons répondu demain matin. Il se gratte alors le crâne et nous répond : ” Demain, c’est pas possible”. Aïe, l’écluse plus loin est en panne ? “Non, nous répond-il, cette nuit j’enlève le bouchon, les bons clients, je les garde.”

Brave Marcel!

Prenez un ticket…

En cette période un peu compliquée, pas facile de voir tous nos amis de la côte. Nous avons même été étonnés du nombre de visites que nous avons reçues. Certains, en vélo, nous cherchaient déjà depuis plusieurs jours.

Les visites étaient sur rendez-vous, et, comme chez le médecin, nous fixions le jour et l’heure. Cela s’est passé à merveille : 2 personnes à la fois, juste dans le carré arrière à l’extérieur. La météo était de notre côté.

C’est ainsi que nous avons pu accueillir plus de 20 personnes. Certes, les “bulles” n’étaient plus respectées, mais tout le monde a pris ses précautions. Espérons que nous n’allons pas faire exploser le nombre de contaminations. Nous verrons dans quelques jours…

Nous sommes repartis de Veurne ce matin et avons hâte de continuer notre périple.

Chez la belle Iris…

Il y a quelques jours, nous avions été au bout de l’Yser navigable en bateau. Le capotage en a d’ailleurs gardé quelques traces. Mais, il restait quand même un petit goût de trop peu. Le restaurant était fermé.

Aujourd’hui, nos amis Marie-Hélène et Herman sont venus nous chercher pour aller casser la croûte dans ce lieu tant convoité par Marc.

Finalement, nous ne saurions vous dire si ce restaurant est renommé pour la tenancière, la nourriture ou le bric-à-brac qui s’y trouve. En tous cas, ceux qui vous diront “Où il y a de la gaine, il n’y a pas de plaisir” sont de fieffés menteurs !

Nous avons passé une excellente journée qui s’est terminée, bien évidemment, par une glace chez Verdonck .

Notre départ de Veurne est prévu mercredi midi. Nous entamerons alors notre programme retour. Je ne suis pas sûre que nous essayerons d’ici là une soupe de lentilles : celles qui envahissent le port de Veurne sont bien peu ragoutantes…

Un vrai travail de pro !

Hier en rentrant de notre balade sur l’Yser, nous avions déchiré notre taud. Nous n’avions pas mesuré l’ampleur des dégâts.

Aujourd’hui, Marc a continué patiemment son travail de couture pendant plus de 6h.

Et avec l’aide de Marie-Ange et Michel, nos amis du Ménestrel, nous avons fait une réparation digne de travailleurs professionnels. Nous sommes soulagés. La navigation aurait été nettement moins confortable sans cet abri, tant pour le soleil que pour la pluie.

Entre temps, le pont qui nous avait empêché de partir ce matin a été réparé et notre navigation pourra reprendre demain à la pique du jour.

But ultime.

Marc a gagné. Tel Livingstone à la recherche des sources du Nil, il a dompté l’Yser jusqu’à Stavele. Notre Nil à nous n’y était plus qu’un petit pipi de 10m, juste de quoi faire demi-tour avec notre paquebot.

Quand nous avons expliqué à l’éclusier que nous voulions aller vers Stavele, il a dit à Marc, avec un grand sourire et son accent prononcé : “Toi, tu viens de loin, mais tu connais bien le boutique”. Il voulait bien sûr parler de la tenancière du restaurant ‘T Hof van Commerce, appelée familièrement et gentiment “Dikke tet”.

Au retour, notre taud qui était déjà bien mangé par le soleil n’a pas résisté aux branches d’arbres. Marc s’est donc transformé en petite cousette.

Sur les sentiers de la guerre

Aujourd’hui, ce sera un peu d’histoire…

Nous avons dormi au pied des “boyaux de la mort” à Diksmuide, haut lieu de la première guerre mondiale. Des conditions horribles pour les soldats qui y ont trouvé la mort ou en sont revenus à jamais traumatisés.

Ce soir, nous sommes à Ieper, où nous irons leur rendre hommage à la cérémonie du “Last Post”, à la porte de Menin. Ce cérémonial grandiose y est organisé tous les soirs depuis 1928, excepté pendant les années de guerre 1940-1945.

Demain, c’est promis, nous essayerons d’être un peu plus rigolos.

Ils n’avaient pas chaud, nous non plus…

C’est ici, au Spaarbekken à Nieuwpoort que Marc a essayé de se hisser sur sa première planche à voile. Le premier jour, il est resté plus souvent sous sa planche que dessus. Il a d’ailleurs assez vite compris que ce n’était pas trop son truc et qu’un voilier serait sans doute plus confortable…

C’est ici aussi que bien sûr nous avons pratiqué tous les sports nautiques : canot pneumatique, zodiac avec skieur, dériveurs, planche à voile, optimist, plongée…

Nos enfants doivent très bien se souvenir de leur stage d’été. Certains (je devrais plutôt dire certaine) sont rentrés à la maison des larmes plein les yeux (hein Sarah !).

Nous voilà revenus !

Après un rapide retour à Huy, nous sommes rentrés à Brugge hier après-midi. Marc a bien résisté au voyage en transports en commun, ce qui n’était pas gagné d’avance : Monsieur n’aime ni le train, ni le bus. Il stresse…

Visites en cascade au port de Brugge : d’abord Anne et Renaud, des voisins de notre immeuble. Puis Marie-Ange et Michel, des navigateurs de Huy, ceux-là même que nous avions rencontrés à Saint-Jean-de-Losne l’année dernière. La traversée de Brugge et la navigation vers Oudenburg étaient magnifiques, avec un ciel bleu à souhait.

Ce soir, un barbecue s’impose. Il faut vous dire qu’en arrivant, nous avons effectué quelques emplettes, bien nécessaires, la cale était vide… et nous nous sommes perdus dans la campagne. Tout juste si nous ne nous sommes pas retrouvés sur l’autoroute à Jabbeke. C’est peu dire que nos appétits sont aiguisés.