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Nostalgie, quand tu nous tiens !

Petite étape que celle d’aujourd’hui. Nous sommes restés scotchés à notre halte de midi. Nous sommes tombés sur une installation digne d’un port 4 étoiles : pontons flottants , électricité et eau. Mais des bateaux, il n’y en a pas.

Juste derrière ce port,  j’y ai retrouvé  les souvenirs de toute ma vie d’avant : une carrière de calcaire désaffectée, envahie aujourd’hui par des plongeurs. Je ne vous fait pas un dessin pour vous expliquer ce que j’ai fait de mon après-midi. Une chose est certaine, je n’ai plus du tout envie de les suivre dans l’eau !

Les plongeurs d’aujourd’hui doivent en tous cas s’amuser beaucoup plus que les ouvriers qui s’occupaient des pierres extraites de cette carrière à la fin du XIXème siècle !

 

Ciel, on ne flotte plus !

Sentiment pour le moins étrange lors du réveil : nous gîtons…

Petite leçon de choses : le soir après la journée d’éclusage, il s’agit de rééquilibrer le niveau des différents biefs. Pour cela, l’éclusier ouvre quelques vantelles et tout se régularise automatiquement.

Sauf que… dans notre bief, l’aval a été ouvert, mais pas l’amont. Le niveau a baissé sérieusement (heureusement pour nous, c’était un long bief).

Au premier réveil, nous avons eu une impression bizarre, mais nous avons refermé l’œil.

Au lever, les éclusiers étaient à pied d’œuvre pour remplir le bief. Mais la péniche derrière nous penchait encore, son tirant d’eau étant supérieur au nôtre. Le skipper ne pouvait pas encore refermer les portes de ses armoires (nous a-t-il confié)…

Rassurez-vous, nous flottons de nouveau.

Tenue d’été exigée

Par la force des choses, nous avons dû déshabiller le bateau. La hauteur des ponts ne nous permettait pas de passer avec le capotage. Qu’à cela ne tienne, c’est une bien agréable façon de naviguer.

Une écluse double pour se mettre en forme, puis une série de petites, agrémentées d’une triple pour démarrer la journée. Et pour varier, nous nous sommes croisés dans un bassin rond entre 2 écluses. Tout cela sous un soleil radieux.

Mais pas si vite !

Nous avançons sans doute un peu vite, mais le courant et le vent nous poussent et nous profitons de l’aubaine. La Saône est de plus en plus large et les bateaux un peu plus nombreux. C’est vrai qu’il fait moins froid que dans les Vosges.

Nous avons croisé aujourd’hui pas moins de 4 “paquebots des fleuves”. Ils montaient tous vers Chalon. Nous sommes minuscules à côté d’eux.

Sur la rive droite de la Saône, nous avons aperçu toute la journée les coteaux du Beaujolais. Résultat des courses, à l’arrivée, un bon Morgon a été le bienvenu.

L’échelle d’écluses de Montgon

Sous un beau soleil, nous avons réalisé aujourd’hui l’ascension de l’échelle d’écluses de Montgon.

Ce fut une magnifique étape longue (ou courte) de 15 kilomètres, ponctuée de 28 écluses (soit 2 par kilomètre !) pour un dénivelé de 84 mètres. Nous étions “montant” ce qui rendait le passage des écluses encore plus délicat.

Nous sommes arrivés à Le Chesne, fourbus mais contents.

Demain 1er mai, pas de navigation.

Le “Chemin des Dames”

En cette année où nous célébrons le centenaire du début de la première guerre mondiale, nous étions aujourd’hui au cœur d’un de ses hauts-lieux.

Nous avons démarré  ce matin à l’aube vers le souterrain de Braye. Ce tunnel passe sous le “Chemin des Dames”, où s’est déroulée une des plus épouvantables batailles de l’Histoire, puisqu’on estime que 350000 hommes y ont perdu la vie.

Après avoir déposé  Dominique et Frédérick à Bourg-et-Comin et traversé l’Aisne sur un pont-canal, nous avons continué notre route jusque Berry-au-Bac, sous un splendide arc-en-ciel.

Demain, nous entamerons le contournement de Reims. Nous espérons arriver à Sedan vendredi soir.

Faits d’hiver

Le Salliance est resté au sec pendant l’hiver. Cela nous a permis d’effectuer divers travaux de maintenance, nécessaires avant d’entreprendre notre périple. Voici une liste non exhaustive de nos activités, présentée sous la forme d’un journal de bord.

  • 20 septembre 2013. Salliance est sorti de l’eau et posé sur un support.
  • 22 septembre – 10 octobre 2013. Travaux de peinture extérieure avec l’aide de Marie-Hélène et de Herman (tous comptes faits, c’est peut-être bien nous qui les avons aidés !).
  • 15 octobre 2013. Une semaine chez Jean-Paul pour réparer les hublots en bois et le support moteur.
  • Décembre 2013. Contrôle des circuits électriques et des batteries avec Olivier.
  • Janvier 2014. Réparation de l’étanchéité d’une fenêtre avec Alain.
  • Janvier-Février 2014. Élaboration d’une nouvelle jupe arrière. Nombreux essais et ajustements, puis application de 6 couches de vernis marin.
  • 19 février 2014. Entretien complet du moteur avec Wilfried.
  • 20 février 2014. Grattage de la coque pour la débarrasser des agglomérats de balanes. Ponçage et application d’une couche de peinture antifouling.
  • 25 février 2014. La pièce permettant d’arrêter le moteur n’est plus à sa place originelle. André l’a ressoudée, tout fonctionne à nouveau.
  • 3 mars 2014. Le réservoir d’eau potable fuitait sous le moteur, suite à l’absence d’un des boulons de fermeture de la trappe de visite. Réparation effectuée.
  • 14 mars 2014. Remise du bateau à l’eau.