Verdun, on ne passe pas !

On parle beaucoup ces temps-ci de la guerre de 14-18 (la préférée de Georges Brassens), mais je me demande si tout le monde a bien compris qu’il ne s’agit que de la commémoration de son centenaire !

Jusqu’au 1er juin, la navigation sur le canal de la Meuse est “programmée”, c’est-à-dire que nous devons préciser l’heure souhaitée de notre départ et le lieu souhaité de notre arrivée. Mais ce matin, cette splendide mécanique était déréglée : le bateau que nous devions croiser n’était pas au rendez-vous, ce qui rendait l’éclusier pour le moins perplexe !

Nous avons été “chargés de mission” pour prévenir le plaisancier coupable du bazar qu’il générait. Il s’agissait d’un bateau allemand sortant de la forêt de Verdun (je n’invente rien).

Vu l’âge du capitaine, ce n’était certainement pas un retardataire qui voulait vérifier que la “der des der” était bien terminée. Peut-être une nouvelle “Cinquième colonne” est-elle en route, va savoir. Je ne m’attendais quand même pas à jouer les agents doubles telle une Mata Hari des canaux…

Un peu plus loin, nouvelle anicroche : notre voyage n’a pas été “programmé” plus loin que Verdun. Il paraît que si on passe par ici, c’est pour s’y arrêter quelques jours. Nous n’avons pas voulu polémiquer et dire que certains y avaient même traîné 10 mois ! Nous avons quand même pu avancer plus loin, moyennant une attente de plus de deux heures.

Nous avons finalement parcouru l’étape prévue, et même un peu plus. C’est toujours ça de gagné, d’autant plus qu’un préavis de grève a été déposé pour le 28 mai.

 

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