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Choix cornélien…

Fallait-il y aller ou se mettre à l’abri ?

Hier soir, Météo France annonçait de fortes rafales pour demain. Vu nos antécédents, nous avons pensé qu’il serait  sage choisir un abri sérieux pour ce soir.

Ce matin, la météo était moins pessimiste et nous avons décidé de continuer un peu plus loin que la halte prévue, sans savoir si nous serions vraiment à l’abri…

Nous sommes finalement amarrés à Le Pouzin, bien protégés sur l’Ouvèze, un petit affluent du Rhône. Ironie du sort, nous étions au même endroit que lors de la tempête à l’aller.

Que ceux qui ont une bonne mémoire se rassurent : il ne s’agit pas de l’Ouvèze qui fit de nombreux morts et des dégâts colossaux il y a 22 ans à Vaison-la-Romaine.

Hier, j’ai voulu couper mes cheveux en self-service. J’ai commencé, Marc a essayé de rattraper la sauce, mais elle n’a pas pris. Résultat, une visite chez un coiffeur a été nécessaire. J’ai une coupe hyper été. Espérons que ça repoussera avant le mariage de Sarah et Frederick…

519 écluses, et pas encore tout vu !

Vous croyiez sans doute (nous aussi en fait) qu’après avoir passé 519 écluses, nous avions vécu toutes les situations possibles et imaginables.

Oui, mais non : il faut continuellement se recycler !

Sur le canal de Beaucaire, j’ai même dû jouer à la vraie éclusière, dans le mirador, avec tableau de commande. Cerise sur le gâteau, c’était une une grande écluse de 80m sur 12m,  et 4m de dénivelé.

Un peu de stress, mais pas de panique, tout s’est bien passé. D’entrée de jeu, un panneau annonce la couleur, sans doute pour détendre l’atmosphère :

“Écluse manœuvrée par l’usager à ses risques et périls. Vérifier si l’assurance vous couvre en cas de fausse manœuvre”.

Il y a quand même un numéro à appeler en cas de panne (pas en cas de fausse manœuvre)…

Un long canal tranquille

Pas un chat sur le canal. Pourtant, c’était une longue étape. C’est vrai que ce n’est pas le plus beau des canaux. Par contre, les oiseaux et autres animaux étaient nombreux.

Nous sommes à arrivés à Beaucaire, mais pas en diligence comme l’avait fait Daudet.

Demain matin, petite promenade en ville, puis retour vers Saint Gilles. Après cela, nous attaquerons le Rhône.

Ah oui, une surprise nous attendait : nous avons retrouvé nos moutons. Ils nettoyaient les abords du canal.

Les voyages forment la jeunesse

Plutôt que de faire des étapes ridiculement courtes avant notre rendez-vous technique de lundi, nous avons pris un chemin de traverse : le Lez, une petite rivière sur le canal du Rhône à Sète. Il nous a conduit à Lattes, près de Montpellier, avec un  port très moderne au milieu d’immeubles construits tout autour. Nous en avons fait juste le tour.

Nous nous sommes amarrés le long de cette rivière en face de Palavas-les-Flots. L’amarrage n’a pas été facile, par fort vent de travers. Nous sommes par contre sûrs que nous y passerons une bonne nuit.

Les platanes du canal du Midi nous manquent déjà. Il n’y a pas un soupçon d’ombre…

Après les moutons, un lapin !

Je ne sais plus si notre mécanicien louche, mais en tous cas il connaît Joe Dassin sur le bout des doigts !

“Nous l’avons attendu, attendu, il n’est jamais venu, laï laï laï laï…”

“Je suis en retard”, “Je ne sais pas venir aujourd’hui, peut être demain après-midi”.

Trop is te veel, il faut  passer à autre chose.  Nous sommes donc partis en direction de Frontignan, et le moteur se fera bichonner lundi à Saint Gilles.

Du coup, nous traînaillerons  un peu sur le canal du Rhône à Sète. Nous en profiterons pour faire un détour par la petite ville de Beaucaire, chère à Alphonse Daudet.

C’est quand qu’on va où ?

France oblige, nos voyageurs intrépides ont pris aujourd’hui une journée de récup pour commencer à apurer les nombreuses heures supplémentaires prestées ces derniers temps.

Faute de pouvoir prendre le car pour Caen, ils ont pris le train pour Sète ! Ils n’étaient pas les premiers à le faire…

Mais que diable vont-ils faire à Sète ? Certainement une petite terrasse, mais aussi visiter un peu la ville du Grand Georges. Mais le Grand Georges, c’est le dernier crieur public de Marche, non ? Il a même sa statue devant le marchand de glaces !

Grand Georges

Oui, mais non, nous ne parlons pas du même ! A Sète est né et a vécu toute sa jeunesse un des plus grands poètes français, Georges Brassens. Il a même chanté une splendide supplique pour y être enterré sur la plage.

Si nos marins d’eau douce ramènent des photos de leur virée, ils se feront sûrement un plaisir de nous les faire parvenir !

P.S. De retour dans leurs pénates flottantes, Marie-Claire et Marc nous ont envoyé quelques photos de Sète. Ils ont été “pris aux tripes” (texto) lors de leur visite de l’espace Brassens. A retenir donc pour un arrêt lors d’un passage dans le coin !

Nous sommes au Sud !

Nous avons quitté le Rhône sans regret, mais il faudra bien en reparler dans un bon mois. La dernière écluse que nous avons passée avait un dénivelé de 30 cm, pour la même grandeur que les écluses du Rhône. Ça faisait un peu rikiki par rapport à Bollène.

Le canal du Rhône à Sète est monotone. Par contre le crochet vers Aigues-Mortes valait le détour.

Devinez qui nous avons croisé ? Nos moutons, mais qui se sont multipliés comme des lapins…