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Un ciel bien bas…

C’est dans des paysages à couper le souffle par beau temps que nous avons navigué aujourd’hui.

Dommage que l’option “couleur bleue” n’était pas de mise.  Mis à part le vert, la couleur dominante était le gris-gris.

Petite bruine persistante, puis pluie continue toute la journée. Notre sagesse nous a dit de nous arrêter un peu plus tôt que prévu, les amarres étant lourdes et les réflexes un peu lents.

Le forfait GSM est déjà bien entamé pour appeler VNF pour les écluses en panne !

Nous avions pourtant vérifié les niveaux !

Hier soir, après la visite de trois générations de Somme-Leuze (un chaînon manquait à l’appel) nous avons, comme à notre habitude, vérifié  les différents niveaux du moteur.

Nous démarrons donc ce matin pour quelques minutes de préchauffage, suivant ainsi les bons conseils de nos mécanos.

Grand bien nous en a pris. Après 5 minutes, une alarme tonitruante retentit : moteur en surchauffe !

Sans trop de panique, nos deux têtes grises se penchent au-dessus de la cale moteur pour (essayer) de détecter la panne.

Marc a peut-être une patte folle et (très) peu de cheveux, il a gardé un œil de lynx ! Tel super fouinard, il a trouvé en deux coups de cuiller à pot qu’une durite était sortie de son encoche. Quatre coups de tournevis plus tard, un nouvel essai  s’avérait cette fois parfaitement concluant. Nous n’avons pas été loin de péter une durite, au propre comme au figuré…

La journée s’est terminée par notre première panne d’écluse (vite solutionnée), juste avant d’arriver à Fumay.

 

Trempés comme des canards !

Il n’y avait bien sûr que nous pour naviguer par un temps pareil.

Il a encore fallu une main experte pour faire marcher l’essuie glace aujourd’hui. Pour ceux qui connaissent le bateau, la raclette est encore et toujours la meilleure solution.

Nous sommes très bien amarrés au pied des rochers de Freyr. Si il y avait une petite éclaircie, ce serait encore plus joli.

Moussaillon à bord

Après le départ de nos derniers visiteurs, nous voilà résolument partis vers la France.

“Résolument, résolument, est-ce que j’ai une gueule de résolument ?”, aurait pu dire Arletty.

Souvenez de nos aventures de l’année dernière, où nous avions dû nous dérouter suite à la prolongation d’un chômage sur le canal entre l’Aisne et la Marne. Eh bien, rebelote , ils remettent le couvert cette année! Nous avions pourtant pris nos précautions. Le canal devait être opérationnel le 30 avril, ce sera pour le 11 mai.

Ça va devenir un “running gag”…

Les baroudeurs du désert

Après les pilotes d’ULM, ce sont deux baroudeurs du désert qui ont rejoint le Salliance aujourd’hui.

Yvonne et Michel, amis de notre webmaster, ont en effet arpenté pendant des années les déserts d’Algérie, de Tunisie et surtout de Mauritanie, en des temps bénis où l’on était certain d’en revenir en un seul morceau…

La journée d’aujourd’hui fut certes plus calme, avec l’initiation de Michel aux joies du pilotage d’un bateau, puis un rapide lunch à Maredsous (et ses célèbres tartines), avant de terminer par une visite au musée du Chemin de Fer à Vapeur des Trois Vallées, à Treignes, dont Michel avait, dans une vie antérieure, dessiné et calculé la résistance de la structure en bois.

Dernière visite amicale demain, avant que nos navigateurs émérites ne s’en aillent résolument vers les eaux territoriales françaises !

Deux pilotes supplémentaires à bord !

Aujourd’hui, deux pilotes confirmés (de vol à voile et d’ULM) ont rejoint Salliance pour une croisière sur la Meuse.

Deux passages d’écluses agrémentaient la journée, mais c’est sans doute trop peu pour leur accorder leur brevet “en bonnet difforme”.

Philippe et Jean-Paul nous ont fixé rendez-vous au mois de mai pour venir nous survoler sur les canaux de France ! Nous leur demanderons de nous envoyer les photos…

 

Chez Titine et le Papet

Aujourd’hui, nous avons accueilli à bord Manon et sa cousine Aria, ainsi que Stef et Jérémie, les parents de Manon. Les gamines n’ont pas eu assez de leurs quatre yeux pour tout regarder !

Vous comprendrez aisément que si on se prénomme Manon, on peut se permettre d’appeler son grand-père “le Papet”. C’est justement chez lui (et sa Titine bien sûr) que nous faisons escale ce soir.

Accueil aux petits oignons garanti, et soirée barbecue où nous ne risquons pas de nous ennuyer !

Demain, nous errerons sans but précis dans la région de Namur, mais il nous faudra bien cette journée calme pour nous remettre de nos émotions de la première semaine.

Le pays où l’on n’arrive jamais.

Nous reviendrons en deuxième semaine, mais la première n’aura pas été triste !

Notre but était de rejoindre au plus vite la Meuse, dont nous remonterons ensuite le cours jusqu’à Charleville-Mézières. Jugez plutôt des pièges que nous avons dû déjouer :

  • Par le sud, le passage était impossible à Kortrijk et à Tournai.
  • Par le centre, la traversée de Bruxelles imposait trop de contraintes.
  • Par le nord-est, l’écluse de la Nete était en travaux.
  • Nous avons donc dû passer par le nord, et traverser le port d’Antwerpen, ce qui ne nous a pas fait rire !
  • Ajoutez-y une journée de grève des éclusiers pour faire le compte…

Cela nous a rappelé le roman que notre génération a lu dans ses premières années d’humanités, “Le pays où l’on n’arrive jamais” , un petit bijou qui mérite d’être revisité  !

Petit clin d’œil aux “Maria Goretti Girls”, nous avons longé à Kinkempois la rue Renory, chère à notre adolescence.

Nous sommes donc bien arrivés à Huy, où embarqueront demain comme prévu nos premiers invités pour une croisière probablement pluvieuse (ça, c’était moins prévu…).

Joseph et Jeannine nous rejoignent ce soir pour un petit resto. Ils étaient cet après-midi au Palais des Congrès de Liège, et en ont profité pour immortaliser notre passage !