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Vous avez dit “Un long fleuve tranquille” ?

Après un bon mois de navigation, nous voici donc arrivés à Chalon-sur-Saône. Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre périple n’aura pas été jusqu’ici un long fleuve tranquille (sauf les quelques derniers jours sur la Saône). Voici une petite piqûre de rappel pour ceux qui n’auraient pas tout suivi :

  • Après un départ en fanfare, un embouteillage monstre sur le canal du Nord nous décide à obliquer vers le canal de Saint-Quentin.
  • Des travaux sur la première écluse du canal de l’Aisne à la Marne nous forcent à faire des ronds dans l’eau et à naviguer au frein à main pour patienter.
  • Cerise sur le gâteau, ces mêmes travaux prennent une semaine de retard supplémentaire, et nous décidons de remonter par le canal des Ardennes pour rejoindre la Meuse à Sedan, puis enfin descendre par le canal des Vosges.

Nous pouvons bien reconnaître aujourd’hui que ce détour par Sedan nous a mis un mauvais coup au moral. Pensez donc : 250km et 30 écluses de rab, ajoutés à cette désagréable impression  de tourner en rond comme des bourriques.

Mais qu’est-ce que ce détour invraisemblable nous a finalement coûté en termes de planning ? Et bien rien, niets, que dalle, peau de zob, nada,  macache ! Le planning initial, daté du 8 janvier 2014, prévoyait que nous serions à Chalon-sur-Saône le 16 mai, c’est-à-dire aujourd’hui. Ça, madame, c’est quand même autre chose que le respect des horaires à la SNCB !

Planning initial

Ça ne pouvait pas durer…

C’est sous une pluie battante que nous avons commencé notre étape. Le soleil ne peut quand même pas être là tous les jours. Qu’à cela ne tienne, nous avons enfilé nos cirés, et nous voila partis. On ne change pas une équipe qui gagne.

Nous avons quitté le canal des Ardennes, avec quelques difficultés pour les 3 dernières écluses. Nous sommes maintenant sur le canal de la Marne au Rhin.

Après 40 km et 19 écluses, nous sommes arrivés à Toul. Et c’est encore sous la pluie que nous avons fait quelques emplettes, les vivres venant à manquer….

Aujourd’hui, j’ai enfin convaincu Marc qu’un nouvel essuie-glace (moteur compris) ne serait pas un investissement superflu. La raclette, c’est bien, mais ce n’est pas très pratique.

L’éclusier, façon Jacques Brel

Sous un soleil éclatant, nous nous sommes mis en route pour Verdun. Départ en “flottille”. Au moins, comme dit Renaud, “je ne fais plus une bande à moi tout seul”.

Les écluses étaient toutes manuelles. L’éclusier nous a donc pris en charge. Rude journée pour lui, une série de 6 écluses à manœuvrer à la force des biceps. Et les mollets en prennent un coup aussi : il doit faire 2 fois le tour de l’écluse (50m/5m) et  fermer ou ouvrir à la manivelle 8 demi-portes d’écluse. Il ne faut pas croire que pendant ce temps, on ne fait rien. Quand il ouvre les vantelles, il y a intérêt à bien tenir les amarres !

A la fin de la journée, ce brave homme, aura bien mérité d’aller en écluser une (pintje) !

A Verdun, Marc a accosté comme un chef. Sans “bip” de recul, il a fait un créneau de “derrière les fagots”.

Snoep in Sedan

Geen beter begin van een vakantie dan in je eigen bed in slaap vallen en wakker worden… op een boot !

Ontbijten doen we met verse chocoladebroodjes en croissants. De Franse mier in de Franse honing wordt doorgespoeld met Franse chocomelk en dan zijn we klaar voor vertrek.

Onze eerste sluis valt zo goed mee dat we hem direct in twee richtingen nemen.
Ik zie, ik zie, maar niemand ziet de fiets, het schaap, noch het schaap op de fiets, laat staan de hond met de hoed – tijd voor koffie en tekenen.

Jolien toont Papounet hoe je je naam schrijft met de boot. De zwaluwen scheren laag over het water en bij elke brug mogen we de scheepsbel laten luiden.

Even later vinden we de perfecte picknickplaats. De omgeving wordt grondig nagekeken op piraten zodat we veilig kunnen aperitieven. Na het eten is het tijd voor een siesta. We lezen het boek van Hond, Wolf en Pup in de zon op het achterplecht. Het einde is zo spannend dat we niet eens merken dat we weer aan het varen zijn. Stroomafwaarts gaat sneller dan tegen de stroom op. Jolien wil best nog eens slapen op de boot en ik vind mijn zwemvest echt wel cool, maar we meren weer aan in Sedan en voor ons zit de vakantie er op.

Papounet en Mamounet vertrekken na al hun omzwervingen in het noorden nu echt wel richting zuiden. We zwaaien ze enthousiast uit met een zakje snoep als souvenirtje in de hand.

Faire et défaire, c’est toujours travailler…

Si vous avez suivi nos élucubrations jusqu’ici, vous savez que la réfection d’une écluse sur le canal de l’Aisne à la Marne nous oblige à “faire des ronds dans l’eau” en attendant la réouverture du canal le 3 mai.

Il n’y a pas de raison que seules les autoroutes belges soient victimes de délais lors des travaux entrepris, et nous avons appris hier que le foutu canal ne serait rouvert que le 10 mai (en attendant mieux ?).

Après une nuit de sommeil agitée, nous avons décidé de changer une nouvelle fois d’itinéraire. Nous irons donc par le canal des Ardennes et le canal des Vosges, en passant par Sedan et Verdun, ce qui allongera le trajet de 250 km et une trentaine d’écluses.

On peut rire, mais pas se moquer!

Cool,  nous sommes en vacances…