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Rassemblement

Nous étions pas moins de 5 bateaux hier à la halte de Rethel : 2 hollandais, 1 allemand, 1 anglais et nous. Pas sûr que tout ce beau monde n’était là que pour le boudin…

La réouverture du canal de l’Aisne à la Marne est prévue lundi matin. Nous avons mis les bouchées double aujourd’hui pour arriver à Berry-au-Bac en fin d’après-midi, et nous avons été sacrément bien inspirés.

Il y a déjà  une dizaine de péniches et 5 bateaux de plaisance en attente. Ce n’est pas tant le nombre de bateaux qui nous importe, mais les places d’amarrage. Nous avons trouvé un trou entre les péniches, sans gêner personne.

Comme les écluses ne peuvent bassiner qu’une seule péniche à la fois, l’attente risque de durer, surtout qu’un avis de VNF vient de tomber : la durée d’éclusage sera plus longue en raison de travaux hydrauliques et de génie civil. Pour faire simple, les travaux ne sont pas tout à fait terminés et l’éclusage se fera manuellement.

Nous prendrons notre mal en patience et partirons vraisemblablement lundi fin d’après- midi ou mardi matin.

Tiens, voilà du boudin…

Nous sommes dans la petite cité de Rethel.

Mission du jour : trouver un artisan boucher-charcutier. Le “boudin blanc à l’ancienne” a fait la renommée de cette ville. Nous connaissant, vous pensez bien que nous n’allons pas bouder notre plaisir.

Mais d’après ce qu’en disent les légionnaires, il n’est pas sûr que nous en trouvions !

Cet après-midi, deux objets volants (dont l’un parfaitement identifié) nous ont survolés : Jean-Paul, le frère de Marc avec sa Luciole et un autre ULM  Coyotte. Ils ont effectué quelques passes au-dessus du bateau, puis s’en sont  retournés  dare-dare vers leur base, la météo étant très incertaine.

Le scoop du jour : pour ceux qui s’en souviennent encore, j’ai retrouvé ma vieille R5 !

Tu te laisses aller, tu te laisses aller !

Aujourd’hui nous avons entrepris la descente de l’échelle d’écluses de Montgon. Le soleil était de la partie et le paysage magnifique.

C’est comme en vélo, une descente est toujours plus facile et plus rapide. Mais ne vous y trompez pas, il s’agit quand même d’une rafale de 26 écluses sur 8 kms. Le dénivelé cumulé de ces écluses correspond à peu de choses près à celui de l’ascenseur de Strepy-Thieu.

Alors 16 km en 6 heures, ça n’a pas l’air bien fameux, mais je voudrais vous y voir…

Une journée à Le Chesne

Si nous avions eu du réseau, nous aurions pu vous raconter hier notre journée à Le Chesne. Mais mieux vaut tard que jamais !

Nous avons enfourché nos vélos pour aller jusqu’au lac Bairon, qui se trouve sur la ligne de partage des eaux entre la Meuse et l’Aisne, et alimente le Canal des Ardennes.

Nous avons même fait une rencontre improbable avec une antenne relais SFR. Mais elle servait peut-être à autre chose, va savoir…

L’Ardenne profonde…

Nous naviguons donc sur le canal des Ardennes, et sommes arrivés à Le Chesne, où nous resterons probablement toute la journée de demain.

Première écluse ce matin, première panne, mais pas de numéro à appeler !

Vous me direz, c’est une belle économie de moyens : à quoi bon imprimer une affiche avec un numéro, puisque de toutes façons, il n’y a pas de réseau ! Vous reconnaîtrez là le vrai bon sens ardennais…

Après 500 mètres de promenade matinale à scruter l’apparition d’une barrette de signal sur mon GSM, je suis parvenue à contacter la centrale de la Meuse canalisée.

Une brave dame m’a répondu : “Pas de problème, on vous envoie quelqu’un”. Et avec une pointe d’ironie dans la voix : “C’est ça (aussi) les Ardennes”.

Sur “Radio Cancan”, connue aussi comme “Radio Mwêche Geûye”, nous aurions pu dire qu’il existe des situations comparables dans les Ardennes belges, mais je vous laisse juger s’il s’agit là de pure calomnie ou de simple médisance…

Cet article a pu être transmis grâce aux bons soins du gérant de la société Micro-Maide, qui porte décidément bien son nom ! Un grand merci à lui…

Vous avez dit “Un long fleuve tranquille” ?

Après un bon mois de navigation, nous voici donc arrivés à Chalon-sur-Saône. Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre périple n’aura pas été jusqu’ici un long fleuve tranquille (sauf les quelques derniers jours sur la Saône). Voici une petite piqûre de rappel pour ceux qui n’auraient pas tout suivi :

  • Après un départ en fanfare, un embouteillage monstre sur le canal du Nord nous décide à obliquer vers le canal de Saint-Quentin.
  • Des travaux sur la première écluse du canal de l’Aisne à la Marne nous forcent à faire des ronds dans l’eau et à naviguer au frein à main pour patienter.
  • Cerise sur le gâteau, ces mêmes travaux prennent une semaine de retard supplémentaire, et nous décidons de remonter par le canal des Ardennes pour rejoindre la Meuse à Sedan, puis enfin descendre par le canal des Vosges.

Nous pouvons bien reconnaître aujourd’hui que ce détour par Sedan nous a mis un mauvais coup au moral. Pensez donc : 250km et 30 écluses de rab, ajoutés à cette désagréable impression  de tourner en rond comme des bourriques.

Mais qu’est-ce que ce détour invraisemblable nous a finalement coûté en termes de planning ? Et bien rien, niets, que dalle, peau de zob, nada,  macache ! Le planning initial, daté du 8 janvier 2014, prévoyait que nous serions à Chalon-sur-Saône le 16 mai, c’est-à-dire aujourd’hui. Ça, madame, c’est quand même autre chose que le respect des horaires à la SNCB !

Planning initial

Cap au Sud !

Il nous aura fallu trois semaines pour nous débarrasser de cette habitude de vieux loups de mer, gênante pour des marins d’eau douce : tirer des bords !

Cette fois-ci, ça y est, nous avons mis le cap au Sud. Dès que les nuages le voudront bien, nous aurons le soleil dans les yeux…

Le Canal des Ardennes (et les paysages aux alentours) est vraiment superbe, peut-être parce que pour nous, c’est un peu un retour aux sources.

L’échelle d’écluses de Montgon

Sous un beau soleil, nous avons réalisé aujourd’hui l’ascension de l’échelle d’écluses de Montgon.

Ce fut une magnifique étape longue (ou courte) de 15 kilomètres, ponctuée de 28 écluses (soit 2 par kilomètre !) pour un dénivelé de 84 mètres. Nous étions “montant” ce qui rendait le passage des écluses encore plus délicat.

Nous sommes arrivés à Le Chesne, fourbus mais contents.

Demain 1er mai, pas de navigation.

Tirez sur la chevillette…

Nous avons parcouru aujourd’hui notre plus moche tronçon de navigation (peut-être à l’exception de la Sambre du côté de Charleroi). Dans moins de 10 ans le Canal de l’Aisne entre Berry-au-Bac et  Asfeld, si on le laisse en l’état, fera partie du passé.

Dès que nous sommes arrivés sur le canal des Ardennes, le paysage a changé. Beaucoup de silos à grains et de grandes étendues de culture. La France est sans doute encore le grenier de l’Europe.

Aujourd’hui, nous avons testé une nouvelle technique d’éclusage,  avant l’invention de la télécommande.  Comme dans “Le Petit Chaperon Rouge”,  “Tirez la chevillette et la bobinette cherra” enclenche le mécanisme d’ouverture des portes !