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De deux choses l’une…

Nous ne vous avons pas encore parlé de nos passages d’écluses. Pourtant nous en avons déjà une bonne centaine dernière nous cette année.

Alors, de 2 choses l’une :

  • Soit notre expérience est au top, soit notre forme physique s’est  améliorée.
  • Si notre forme physique s’est améliorée, alors de 2 choses l’une :
  • Soit nous sommes dopés, soit nous avons fait beaucoup de sport.
  • Comme nous n’avons pas fait beaucoup de sport ni ne sommes dopés, alors de 2 choses l’une :
  • Soit nous rajeunissons (ce dont nous doutons), soit nous avons du nouveau matériel.

Et là, bingo… Nous sommes maintenant équipés d’un gaffe harpon télescopique. C’est devenu un jeu d’enfant d’attraper les échelons ou les bollards. Merci à toi Frans.

Clin d’oeil à ceux qui  y ont passé une petite partie de leur vie : sachez que nous sommes à peine à 15 kilomètres de Vertus. Champagne !

Attention, Hollandais méchant…

Nous sommes arrivés assez tôt à la halte nautique de Sillery, d’où je ne comptais rien publier, vu qu’il n’y avait strictement rien à raconter.

C’était sans compter sans un navigateur hollandais assez pittoresque !

Dans les guides nautiques, il est stipulé que cette halte de Sillery est ouverte à partir du 01 mai, et qu’il est possible d’y prendre une douche et de laver son petit linge.

A 17h, il n’y avait toujours personne à la capitainerie. Voilà notre Hollandais, rouge de colère, qui décroche son téléphone pour exiger ce qui lui est dû. Après l’avoir envoyé de Hérode à Pilate (et retour), on lui promet une ouverture des douches à 18h.

Le préposé vient d’arriver à 18h30, la queue entre les jambes. Cerise sur le gâteau : il a oublié les clefs de la capitainerie !

Dans son état, notre Batave est capable de demander des dommages et intérêts, y compris pour le remplacement de ses godasses qu’il a démolies en donnant des coups de pied dans la porte !

P.S. Fin de la mutinerie, mais la frustration reste grande !

Les clefs de la capitainerie ont été retrouvées, mais le plaignant est reparti avec son linge sale en-dessous du bras : la machine à laver n’est pas encore opérationnelle ! Il aura quand même une douche, mais je n’ai pas vérifié si l’eau était chaude…

Le Hollandais a quand même dû payer sa place au port. Compte tenu de la réputation de ses compatriotes, tout ceci n’était peut-être qu’un vaste complot pour ne pas payer, va savoir.

Caramba, encore raté…

No v’la chappés !

Comme prévu, cela se bousculait pas mal au portillon ce matin.

En plus des péniches en attente, il y avait le trafic qui venait des Ardennes et de l’Oise. Sans compter qu’un lundi matin après un long congé, il y en a du monde !

A 15h30, nous avons eu le feu vert pour démarrer. A la fameuse écluse en réfection, je n’ai jamais vu une porte de si près. Il fallait avancer le plus loin possible dans l’écluse pour permettre l’entrée d’un bateau anglais de 18m. Le stress était à son comble.  Un grand coup de chapeau aux éclusiers qui moulinent  depuis ce matin.

Nous n’avons parcouru que 9km. Nous sommes ce soir agglutinés devant une écluse en panne.

Demain est un autre jour…

Les convoyeurs attendent…

Ma mère aurait dit : “Tant que les militaires ne sont pas partis, on ne sait pas s’ils partiront”. C’est un peu la même situation ici, tant que nous n’aurons pas passé cette écluse, nous ne sommes pas certains de passer.

Les nouvelles sont pourtant bonnes. Il n’y a (paraît-il) pas de problème. L’écluse est prête pour une bassinée manuelle. L’éclusier de service pense que vers 14h, nous pourrons nous présenter devant le premier ouvrage.

Nous sommes allés faire une reconnaissance à vélo. C’est vrai que le travail n’est pas terminé. Espérons que la manivelle tienne  le coup…

En attendant, le boudin blanc de Rethel s’est fait griller au barbecue !

Jean-Paul et Paul, les intrépides pilotes qui nous ont survolés vendredi, nous ont envoyé quelques photos qui méritent d’être partagées !

Amarrage au chausse-pieds

L’Histoire est un éternel recommencement !

Vous vous souvenez sans doute que des travaux en retard sur le canal de l’Aisne à la Marne nous avaient obligés  à faire un détour invraisemblable au débout de notre périple.

Nous nous disions qu’au retour tout serait donc parfait. Les travaux ont-ils été faits “en bonnet difforme”, va savoir ?

En tous cas ce matin, bardaf, c’est l’embardée, avec une première panne vite réparée. L’écluse plus loin, nouvelle panne, mais plus sérieuse ! Deux techniciens sont venus à la rescousse et finalement, tout est rentré dans l’ordre. (Nous ça va, les autres on s’en fout disait Coluche…)

Ce soir, VNF nous renseignait une petite halte en dehors des sentiers battus, pour 1 ou 2 bateaux, gabarit jusque 38m. Nous avons donc pris l’Aisne, pour y accéder, en nous frayant un passage dans les algues. Quand on aime, on ne compte pas…

Notre surprise a été totale en arrivant : il y avait place pour 2 kayaks. Nous sommes quand même “bien” amarrés.

Tweede dag in Champagne (hik !)

Vandaag weer een vroege vertrek  om vroeg aan te komen in Sillery.

De tocht begon direct met een sluis die naar boven ging , dat was heel gemakkelijk (we zaten nog in bed), de tweede was een beetje moeilijker (ik zette koffie), de derde hielp Lucas al.

Vanaf de vierde sluis werden we buiten gesmeten, we hebben dan 5 kilometer gewandeld om de boot te helpen aanmeren door verschillende sluizen. De rest van de reis verliep goed door een tunnel van 3 km en een beetje varen. We zijn aangekomen aan onze dagbestemming na een perfecte aanmering door onze papa.

Na dat we zijn aangekomen in Sillery konden we kiezen tussen : de boodschappen of de afwas. Na de boodschappen en de afwas van papa zijn we nog naar een militaire kerkhof van de eerste wereldoorlog geweest. We hebben een aantal graven gezien met de datums : 11/11/1918 en 13/11/1918…

Morgen doen we onze laatste kilometers naar Reims en daarna terug naar Belgica.

Op weg naar Châlons-en-Champagne

Faute de connexion internet disponible, l’article de ce jour, rédigé par Ceylan, est parvenu à la rédaction via de véritables ruses de Sioux : tam-tam et signaux de fumée !

Nous espérons que le lecteur nous pardonnera les éventuelles coquilles, tout en saluant à sa juste valeur la prouesse technique…

Nadat we de onzichtbare autosnelweg en 4 maal het station passeerden is het ons eindelijk gelukt om de boot te vinden.

De volgende dag stonden we vroeg op om te vertrekken naar Châlons-en-Champagne. Na een paar sluizen en km zijn we er gearriveerd. We gingen wat verder om vroeger in Reims te geraken zodat papa de trein vroeger kon nemen.

Nog eens een paar sluizen en km later kwamen we aan in Condé-sur-Marne. We hebben 12 sluizen en 50 km afgelegd.

We hebben opnieuw als een dream team gewerkt om onze vermoeide grootouders te helpen. We zijn aangekomen naast een paar vrienden van Papounet en Mamounet.

Na een super – nogal saaie – wandeling in de stad waar je niets kon vinden slaagden we erin om een café (brandweercazerne) en een restaurant (kerk) te vinden.

Bedankt aan Sarah om mee te werken aan het dictee, et merci au webmaster ! Zelfs internet is hier niet te vinden !

Ceylan.

Vous avez dit “Un long fleuve tranquille” ?

Après un bon mois de navigation, nous voici donc arrivés à Chalon-sur-Saône. Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre périple n’aura pas été jusqu’ici un long fleuve tranquille (sauf les quelques derniers jours sur la Saône). Voici une petite piqûre de rappel pour ceux qui n’auraient pas tout suivi :

  • Après un départ en fanfare, un embouteillage monstre sur le canal du Nord nous décide à obliquer vers le canal de Saint-Quentin.
  • Des travaux sur la première écluse du canal de l’Aisne à la Marne nous forcent à faire des ronds dans l’eau et à naviguer au frein à main pour patienter.
  • Cerise sur le gâteau, ces mêmes travaux prennent une semaine de retard supplémentaire, et nous décidons de remonter par le canal des Ardennes pour rejoindre la Meuse à Sedan, puis enfin descendre par le canal des Vosges.

Nous pouvons bien reconnaître aujourd’hui que ce détour par Sedan nous a mis un mauvais coup au moral. Pensez donc : 250km et 30 écluses de rab, ajoutés à cette désagréable impression  de tourner en rond comme des bourriques.

Mais qu’est-ce que ce détour invraisemblable nous a finalement coûté en termes de planning ? Et bien rien, niets, que dalle, peau de zob, nada,  macache ! Le planning initial, daté du 8 janvier 2014, prévoyait que nous serions à Chalon-sur-Saône le 16 mai, c’est-à-dire aujourd’hui. Ça, madame, c’est quand même autre chose que le respect des horaires à la SNCB !

Planning initial

Faire et défaire, c’est toujours travailler…

Si vous avez suivi nos élucubrations jusqu’ici, vous savez que la réfection d’une écluse sur le canal de l’Aisne à la Marne nous oblige à “faire des ronds dans l’eau” en attendant la réouverture du canal le 3 mai.

Il n’y a pas de raison que seules les autoroutes belges soient victimes de délais lors des travaux entrepris, et nous avons appris hier que le foutu canal ne serait rouvert que le 10 mai (en attendant mieux ?).

Après une nuit de sommeil agitée, nous avons décidé de changer une nouvelle fois d’itinéraire. Nous irons donc par le canal des Ardennes et le canal des Vosges, en passant par Sedan et Verdun, ce qui allongera le trajet de 250 km et une trentaine d’écluses.

On peut rire, mais pas se moquer!

Cool,  nous sommes en vacances…

 

Modification du parcours (et du planning…)

Ce soir, c’est bien la mère qui est un peu agitée…

Le Canal du Nord, que nous devions emprunter dès demain, vient de rouvrir après 30 jours de chômage. Il faut compter 3 jours pour s’insérer dans le trafic de mariniers excités comme des puces, et nous avons décidé de nous dérouter par le Canal de Saint-Quentin.

Cerise sur le gâteau, le Canal de l’Aisne à la Marne est en chômage jusqu’au 2 mai pour permettre la réparation d’une écluse. Nous pouvons donc prendre notre temps pour arriver jusque là.

Demain, nous serons à Cambrai, et nous referons un planning plus précis pour la suite…