Et mon courroux, coucou…

Desproges, reviens, ils sont devenus fous !

Dans “Le Tribunal des flagrants délires”, Pierre Desproges commençait ses réquisitoires par cette harangue :

Bonjour ma colère, salut ma hargne, et mon courroux, coucou…”

Et un flagrant délire, je vous jure que nous en avons vécu un fameux aujourd’hui !

Depuis des jours, nous suivons de près les travaux du déploiement de “l’Enjambée”, passerelle cyclo-piétonne qui reliera Jambes à Namur, et qui entraînera bien sûr la fermeture temporaire de la navigation sur la Meuse et la Sambre.

Un avis du SPW est paru le 7/8, qui annonçait que la restriction de navigation se limiterait du vendredi 10/8 à 16h jusqu’au samedi 11/8 à 6h. Un coup de fil  hier à 19h30 à l’écluse des Grands-Malades nous a confirmé cet avis.

Ce matin, nous avons démarré de Jambes pour rejoindre nos pénates, en compagnie de 4 autres bateaux hollandais. Nous nous sommes fait injurier par les occupants d’un bateau de la police fluviale, nous accusant de ne pas savoir lire ! Les Hollandais ont reçu des messages (en Wallon, c’est plus prudent) leur signifiant de rester chez eux, s’ils voulaient parler leur langue ! Je ne vous explique pas ce que les Hollandais pensent de la Belgique, et de la Wallonie en particulier.

A 11h23, j’ai reçu un mail qu’un nouvel avis urgent (tu parles, Charles !) était paru, nous disant que la Meuse était bien fermée depuis jeudi à 22 heures !

Pour ceux qui mettraient en doute mes élucubrations, je joins des copies écran des avis successifs publiés.

N’importe qui peut avoir des doutes sur mes capacités de lecture, mais on ne m’empêchera pas d’avoir des certitudes sur l’incapacité du SPW à s’exprimer clairement et de façon cohérente (et éventuellement poliment) !

P.S. Si jamais cet article arrive sous les yeux de Monsieur Borsus, Ministre-Président wallon, j’en profite pour lui passer le message suivant. Je suis née à Marche-en-Famenne, mon mari Marc est né à Somme-Leuze, deux communes qu’il connaît bien. La région wallonne cherche à embaucher un CIO, dont la couleur politique nous importe peu. Mais s’il vous plaît, faites en sorte qu’il soit compétent et aie suffisamment de poigne pour mettre de l’ordre dans ce qui ressemble furieusement à un fameux panier de crabes.

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Une réflexion au sujet de « Et mon courroux, coucou… »

  1. Du calme, marie claire, tu cours où avec ton courroux ? Profite de cet instant pour aller faire un petit coucou à l’elyzette. Pourquoi ne pas en profiter pour aller à la cour ! A la cour où? Aux toilettes ! Remets bien mon coucou au ministre compétant. Bises!

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