Mission accomplie.

Après une dernière longue étape de navigation, nous sommes enfin arrivés à bon port.

Si c’est peu dire que nous sommes fatigués, c’est peu dire aussi que nous sommes fiers de ce voyage.

Nous remercions toutes les personnes qui sont venues nous saluer en cours de route. Merci aussi à vous tous de nous avoir fidèlement suivis pendant tout ce périple. Cela nous a aidés à surmonter des moments parfois difficiles.

Malgré toutes ces péripéties, ce fut un très beau voyage, riche en rebondissements.

Rendez-vous vous est donné en 2020 pour notre prochaine aventure qui, nous vous l’annonçons déjà, se fera dans d’autres contrées.

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Port en vue.

Depuis ce midi, la pluie nous a copieusement arrosés. Nous avons ainsi pu tester notre essuie-glace. Depuis 3 mois, il n’avait pas beaucoup servi.

Nous avançons bien, mais un peu moins vite que ce que nous aurions voulu. Les attentes aux écluses ont été longues. Il n’y a pas qu’en France qu’il faut regrouper les bateaux.

Nous n’allons tout de même pas commencer à faire la mauvaise tête pour quelques heures perdues. Nous nous rattraperons demain !

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De retour au pays.

Nous avons fini par vaincre la France.

Ce n’était certes pas la coupe du monde de football. Mais il faut vous avouer que l’adversaire nous a posé beaucoup d’embûches. Elles étaient aussi nombreuses que variées, mais nous avons été pugnaces.

Encore 4 fois dormir et nous serons chez nous.

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Nos copains sont de retour…

Nous étions trois bateaux de plaisance dans les écluses aujourd’hui. Cela nous arrangeait très bien, puisque l’on regroupe les bateaux.

Un indomptable Hollandais était dans le lot. C’étaient de très hautes écluses avec chaque fois un dénivelé de plus de 6 mètres. Que ce soient des écluses montantes ou avalantes, il ne s’amarrait jamais. Et, cerise sur le gâteau, il y avait un vent à décorner les bœufs.

Un éclusier l’a d’abord appelé à la VHF, et comme il n’y avait pas de réaction, il a crié dans un porte-voix que l’amarrage était obligatoire jusqu’à l’ouverture complète des portes. Le skipper a d’abord sursauté puis a obtempéré.

Sans doute que pour lui, comme pour un autre plaisancier rencontré sur le canal de Bourgogne , “les amarres dans les écluses, ça ne sert à rien, c’est comme les guirlandes sur les sapins de Noël” .

Heureusement, ils ne sont pas tous récalcitrants…

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Nous avançons mieux que bien.

Nous allons encore battre des records, non pas de vitesse, mais d’heures de navigation dans la journée.

Nous sommes sur le canal du Nord. Nous avions trois solutions pour rentrer :

  • Le canal de Saint-Quentin, plus touristique, mais où nous risquions (encore) de manquer d’eau.
  • La Marne, de loin le plus beau trajet, mais qui allongeait notre navigation de 10 jours.
  • Ou alors le canal du Nord, que nous détestons tous les deux.

Le choix a été vite fait. Nous avons pris ce canal sans intérêt, sinon les écluses difficiles à franchir. A la première écluse, pour nous mettre dans le bain, nous avons d’ailleurs lâché les amarres. Il faut dire qu’il tombait des cordes.

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Espèce en voie de disparition.

Pour avoir déjà plusieurs fois navigué sur l’Oise, nous sommes renversés. Il n’y a plus personne, dans aucune halte.

Quand nous étions venus il y a quelques années, que ce soit en mai, en juin ou en août, il était pénible de trouver une place d’amarrage.

Aujourd’hui, nous avons parcouru 72 kilomètres, et nous avons vu un seul bateau de plaisance. Sans doute sommes nous une espèce en voie de disparition.

Quand viendra le moment de faire le bilan de la saison touristique fluviale, cela risque de faire bien mal.

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La traversée de Paris.

Ce fut une franche réussite. Vers 9h, nous étions déjà à la hauteur de l’île Saint-Louis. Notre-Dame y a d’ailleurs l’air bien triste.

L’avantage de partir tôt, c’est que tous les bateaux mouches ne sont pas encore en déplacement sur la Seine. Le soleil était de la partie, sans trop. Bref, l’heure idéale pour traverser Paris.

La prochaine fois (si prochaine fois il y a), nous prendrons un autre chemin pour rejoindre la Seine en aval. Nous irons par le canal Saint Martin et le canal Saint Denis. Aujourd’hui, le courage nous a manqué. Nous avions en effet 13 écluses supplémentaires à franchir, et nous arrivons tout doucement à saturation.

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Fais ta part, et un peu plus…

Hier, à notre arrivée à Melun, Marc n’était pas satisfait de l’allure du Salliance. Le bateau se traînait. Il a donc enfilé son néoprène et a plongé dans la Seine. Il est remonté avec des morceaux de sac plastic. Il était content.

En papotant avec des plaisanciers belges , ils nous disent qu’ils avaient un cordage dans l’hélice et se demandaient comment ils allaient s’en sortir. La solution a été vite trouvée : Marc a remis sa combinaison toute mouillée et a dégagé l’hélice de main de maître.

Nous avons aussi expliqué à 2 jeunes Anglais qui voulaient descendre en Méditerranée, qu’ils n’y arriveraient pas par la route qu’ils avaient choisie. Ce matin, ils ont fait demi-tour au frein à main pour rejoindre la Marne.

Aujourd’hui encore nous avons vu un voilier suédois qui allaient se jeter dans la gueule du loup. Mais nous ne savons pas prévenir tout le monde…

Aujourd’hui, nous sommes aux portes de Paris.

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Le contournement de Villeneuve-sur-Yonne

Nous sommes sur la Seine… Eindelijk comme disent nos amis du nord !

Nous en avons terminé avec le contournement de cette satanée écluse de Villeneuve-sur-Yonne.

Ce n’était en fait qu’un tout petit détour de 467km, 205 écluses et 18 jours. Mais soyons corrects, à cela il faut décompter les 70 kms et les 13 écluses que nous aurions passées sur l’Yonne.

Nous ne sommes pas peu fiers d’avoir réalisé ce challenge qui était loin d’être gagné. Nous avons quitté Nevers mercredi midi. Aujourd’hui lundi, nous ne serions déjà plus passés. Et la situation n’est guère plus reluisante sur le canal de Briare. L’attente aux écluses peut atteindre 3 heures afin de regrouper les bateaux.

Notre arrivée sur la Seine mérite bien une petite chanson !

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Une petite dernière pour la route…

Nous avons mouliné aujourd’hui notre dernière écluse manuelle de ce voyage. Nous en avons eu pas moins de 380 de ce type. Rassurez-vous, nous ne les avons pas toutes activées, loin de là. Mais quand même, c’était un fameux exercice de musculation. Il faut voir mes biceps !

Nous ne comprenons pas toujours les bureaucrates de VNF, les éclusiers non plus d’ailleurs. Un avis datant du 1er août nous signale le regroupement des bateaux pour gérer les ressources en eau.

Sauf que, à la première écluse sur le canal du Loing, l’éclusier nous a confié une télécommande. Il nous dit que nous pouvions passer les écluses de 07h à 19h, sans interruption. Et le regroupement des bateaux lui demande-t-on ? Voici sa réponse “C’est juste pour les l’écluses aux extrémités du canal. Pour le reste du trajet, comment voulez-vous que l’on fasse ? Il y a un éclusier de service pour 22 écluses !”

Aujourd’hui en tout cas, ce n’était pas nécessaire de “groupir”. Sur toute notre journée, nous avons vu un seul bateau.

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