Jeu de piste

Depuis que nous avons repris la navigation libre, nous utilisons à nouveau la télécommande mise à notre disposition par VNF.

Il s’avère quelquefois que  l’antenne qui doit recevoir notre signal soit bien cachée dans les branchages. Il faut ainsi  user de ruse de sioux pour la voir. Nous  pressons alors le mécanisme tous azimuts en essayant de repérer si le voyant lumineux clignote entre les feuilles. Il nous est arrivé  plusieurs fois de faire demi-tour pour déclencher la bassinée !

Il y a (très) longtemps, c’est moi qui cachais les indices des jeux de piste pour les louveteaux. J’en suis aujourd’hui réduite à les chercher.

Sans doute est-ce là pour VNF un jeu destiné à maintenir le cerveau des navigateurs en éveil, mais je ne suis pas sûre de ce que j’avance…

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Ajustement de planning

Nous avons mis le turbo… Un préavis de grève a été déposé pour le samedi 27 mai.

Notre intuition nous fait croire que les conséquences seront plus importantes sur la Moselle que sur le Canal des Vosges. En allongeant les étapes pendant 2 jours , nous arriverons peut-être à éviter ce désagrément. Allez savoir…

Nous souhaitons un excellent week-end à nos amis du RYCH de Huy qui partent demain en flottille  vers Erquelinnes.

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Verdun, on ne passe pas !

On parle beaucoup ces temps-ci de la guerre de 14-18 (la préférée de Georges Brassens), mais je me demande si tout le monde a bien compris qu’il ne s’agit que de la commémoration de son centenaire !

Jusqu’au 1er juin, la navigation sur le canal de la Meuse est « programmée », c’est-à-dire que nous devons préciser l’heure souhaitée de notre départ et le lieu souhaité de notre arrivée. Mais ce matin, cette splendide mécanique était déréglée : le bateau que nous devions croiser n’était pas au rendez-vous, ce qui rendait l’éclusier pour le moins perplexe !

Nous avons été « chargés de mission » pour prévenir le plaisancier coupable du bazar qu’il générait. Il s’agissait d’un bateau allemand sortant de la forêt de Verdun (je n’invente rien).

Vu l’âge du capitaine, ce n’était certainement pas un retardataire qui voulait vérifier que la « der des der » était bien terminée. Peut-être une nouvelle « Cinquième colonne » est-elle en route, va savoir. Je ne m’attendais quand même pas à jouer les agents doubles telle une Mata Hari des canaux…

Un peu plus loin, nouvelle anicroche : notre voyage n’a pas été « programmé » plus loin que Verdun. Il paraît que si on passe par ici, c’est pour s’y arrêter quelques jours. Nous n’avons pas voulu polémiquer et dire que certains y avaient même traîné 10 mois ! Nous avons quand même pu avancer plus loin, moyennant une attente de plus de deux heures.

Nous avons finalement parcouru l’étape prévue, et même un peu plus. C’est toujours ça de gagné, d’autant plus qu’un préavis de grève a été déposé pour le 28 mai.

 

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Conduite accompagnée…

Depuis ce matin, un éclusier nous accompagne. C’est le dernier tronçon du canal de la Meuse non automatisé.

Cela nous arrange, pour diverses raisons :

  • Il nous prend nos amarres, ce qui n’est pas désagréable quand le dénivelé  est important . Je n’ai donc pas encore repris mes acrobaties sur les échelles, mais ça ne saurait tarder.
  • Je peux m’adonner à mon sport unique et préféré, ouvrir les portes d’écluses.
  • Nous pouvons papoter avec l’éclusier. Celui qui nous accompagnait aujourd’hui est à deux ans de la retraite et rêve de sillonner la France sur les canaux. Il était de conversation très agréable et a été très impressionné par nos différents périples.

Nous savourons notre voyage. Les paysages magnifiques nous font parfois penser que nous sommes en Toscane, et le soleil ne fait que renforcer cette impression.

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La petite minute paysanne

Nous avons traversé aujourd’hui  pas mal de verts pâturages. Pour les connaisseurs, tout juste si je n’ai pas cru voir Tante Marie partir avec sa charrette pour aller traire ses vaches…

Notre premier éclusier depuis la frontière belge nous attendait sur le parcours. Pour sûr qu’il n’a pas vu beaucoup de bateaux aujourd’hui, nous n’en avons pas croisé un seul. Il serait temps que la saison commence nous a-t-il confié.

Après que nous ayons  effectué  des ronds dans l’eau pendant près de 2h, Jean-Paul (le frère de Marc) est venu nous survoler. Même en aviation légère, il y a des retards…

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Cool, Raoul !

No stress : pas de surchauffe moteur, pas d’eau dans la cale… On tourne la page.

Nous avons repris notre vitesse de croisière, et notre petit apéro de midi moins le quart.

Nous sommes à la halte nautique de Mouzon, où nous serons bercés par la danse des canards, les sardines et autres musiques de kermesse.  Bonsoir l’ambiance…

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Sauvés des eaux !

Il nous faut quand même vous avouer que ces 2 derniers jours, le stress était à son comble.

Imaginez-vous Marc au macaron en plein milieu de la Meuse, coupant le moteur tous les 1/4h pour que je puisse remettre 15 litres d’eau dans le radiateur. Il fallait en plus gérer le passage des écluses : 1/4h pour passer une écluse, c’est très peu.  Et en croisant aussi les doigts pour que la surchauffe ne soit pas excessive en sortant de l’écluse.

Nous sommes arrivés ce matin au chantier. En 2 heures, le problème a été trouvé et solutionné aussi sec, si j’ose dire.

Un tuyau de cuivre avait rendu l’âme, et a été remplacé par un flexible. Nous en avons profité pour demander à notre « Mac Gyver » de jeter un œil à toutes nos durites.

Amis plaisanciers, si vous êtes dans le coin,  nous vous recommandons vivement le chantier « Pont à Bar Services » :  service impeccable assuré avec le sourire !

Malgré tout cela,  nous sommes en avance sur notre programme… mais un jour de repos nous fera le plus grand bien.

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On avance, on avance

Que ceux s’inquiètent de notre sort se rassurent : nous gérons la situation.

Nous avons acquis au fil des heures une routine du tonnerre. Nous naviguons avec la cale moteur ouverte, et toutes les demi-heures nous remettons les 7 litres d’eau pompées dans les combles .

Merci Olivier pour l’installation de la pompe de cale, elle fonctionne à merveille.

Comme le temps s’annonce maussade demain, nous avons boosté notre étape. Nous ne sommes plus qu’à 10 kilomètres du chantier. Ouf !

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Nous avons perdu les eaux !

Hier, en arrivant à Givet, nous avons eu un petit problème de surchauffe moteur . Ce matin, il s’est avéré que ce n’était pas un si petit problème : nous perdons l’eau du circuit de refroidissement du moteur.

Après avoir contacté un mécanicien, nous nous dirigeons tant bien que mal vers le chantier de Dom-le-Mesnil, dont nous sommes encore distants de 60 kilomètres et 12 écluses.Nous devrions y arriver jeudi soir.

Au fil de la journée, nous avons acquis la technique pour faire face à la hausse de température du moteur. Il faut dire que nous avons toujours les yeux rivés sur la jauge…

Henri et Édith, du port de Huy, nous ont rendu une courte visite à Fumay. Nous les avons largués un peu sauvagement après une écluse, faute de ponton.

Ce soir, nous avons été lâchement abandonnés par un agent VNF. L’heure, c’est l’heure et une panne d’écluse n’excuse rien. Résultat, nous avons fait ce soir notre amarrage le plus difficile entre deux Ducs d’Albe.

Si nous rions encore, c’est jaune foncé !

 

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Premier incident technique

Hier, la première étape s’était déroulée sans anicroche, et notre vitesse de croisière nous avait permis de rejoindre Profondeville vers 16h30.

La famille fêtait les 5 ans de Manon à quelques kilomètres de là, nous en avons profité pour héler le seul taximan que nous connaissons dans la région pour nous joindre à la nouba.

Ça ne pouvait arriver qu’à moi (quoi que…) : je me suis littéralement cassé les dents sur une saucisse même pas coriace, puisque parfaitement rôtie par Jérémie, le papa de Manon, artiste du BBQ s’il en est.

Vous pouvez imaginer que j’étais particulièrement vénère avec mes deux morceaux de dentier en mains ! Il me fallait trouver au plus vite un mécanicien dentiste capable de me ravaler la façade en deux coups de cuiller à pot, faute de quoi le planning prenait déjà un fameux coup dans les gencives. Je n’allais quand même pas passer le reste du voyage à sucer des spaghettis ou avaler de la purée liquide et des Danette.

J’ai trouvé la perle rare à Dinant, la réparation a été faite en une heure chrono : aussi bien que chez Carglass !

Résultat des courses : nous sommes arrivés à Givet comme prévu. Il faut dire que nous sommes pratiquement seuls à naviguer. Les éclusiers préviennent même leurs collègues en amont pour les avertir de notre passage, et les portes sont déjà ouvertes à notre arrivée…

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