Tout est bien qui finit bien…

Grâce aux éclaireurs de Huy postés à Jambes depuis jeudi soir, le tam-tam a bien fonctionné (mieux que les communications incohérentes du SPW). Nous avons donc été  prévenus de la ré-ouverture de la Meuse, qui a eu lieu samedi en fin d’après-midi.

Nous voilà  ainsi rentrés à Huy après 2 mois et demi de navigation.  Ce fut un magnifique périple, sans problème d’aucune sorte.

Nous remercions chaudement tous ceux qui nous ont suivis et soutenus.

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous au printemps 2019 pour un prochain voyage au fil des canaux.

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Et mon courroux, coucou…

Desproges, reviens, ils sont devenus fous !

Dans “Le Tribunal des flagrants délires”, Pierre Desproges commençait ses réquisitoires par cette harangue :

Bonjour ma colère, salut ma hargne, et mon courroux, coucou…”

Et un flagrant délire, je vous jure que nous en avons vécu un fameux aujourd’hui !

Depuis des jours, nous suivons de près les travaux du déploiement de “l’Enjambée”, passerelle cyclo-piétonne qui reliera Jambes à Namur, et qui entraînera bien sûr la fermeture temporaire de la navigation sur la Meuse et la Sambre.

Un avis du SPW est paru le 7/8, qui annonçait que la restriction de navigation se limiterait du vendredi 10/8 à 16h jusqu’au samedi 11/8 à 6h. Un coup de fil  hier à 19h30 à l’écluse des Grands-Malades nous a confirmé cet avis.

Ce matin, nous avons démarré de Jambes pour rejoindre nos pénates, en compagnie de 4 autres bateaux hollandais. Nous nous sommes fait injurier par les occupants d’un bateau de la police fluviale, nous accusant de ne pas savoir lire ! Les Hollandais ont reçu des messages (en Wallon, c’est plus prudent) leur signifiant de rester chez eux, s’ils voulaient parler leur langue ! Je ne vous explique pas ce que les Hollandais pensent de la Belgique, et de la Wallonie en particulier.

A 11h23, j’ai reçu un mail qu’un nouvel avis urgent (tu parles, Charles !) était paru, nous disant que la Meuse était bien fermée depuis jeudi à 22 heures !

Pour ceux qui mettraient en doute mes élucubrations, je joins des copies écran des avis successifs publiés.

N’importe qui peut avoir des doutes sur mes capacités de lecture, mais on ne m’empêchera pas d’avoir des certitudes sur l’incapacité du SPW à s’exprimer clairement et de façon cohérente (et éventuellement poliment) !

P.S. Si jamais cet article arrive sous les yeux de Monsieur Borsus, Ministre-Président wallon, j’en profite pour lui passer le message suivant. Je suis née à Marche-en-Famenne, mon mari Marc est né à Somme-Leuze, deux communes qu’il connaît bien. La région wallonne cherche à embaucher un CIO, dont la couleur politique nous importe peu. Mais s’il vous plaît, faites en sorte qu’il soit compétent et aie suffisamment de poigne pour mettre de l’ordre dans ce qui ressemble furieusement à un fameux panier de crabes.

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Photos aériennes (sans avion !)

Notre avant dernière étape, comme à notre habitude maintenant, est toujours Profondeville. Nous pouvons ainsi profiter de la voiture de notre webmester pour aller nous sustenter légèrement (c’est ce que l’on dit).

Notre choix a été vite arrêté : le restaurant “Le Belvédère”, qui surplombe la Meuse s’imposait. Dommage, le soleil n’était plus au rendez-vous. Mais qu’importe, cela ne nous a pas empêché de nous régaler en regardant passer les bateaux.

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Manoeuvre douteuse…

Ce matin,  nous étions deux bateaux de plaisance à nous présenter à l’écluse d’Anseremme. Arrive derrière un bateau à passagers,heureusement pour nous (et pour eux) sans clients à bord. Il entame sa manœuvre pour se mettre sur le bajoyer opposé au nôtre.

Un personne lance l’amarre attachée au bateau et clac, un bruit sec, suivi d’un juron. Avec la vitesse du bateau, l’amarre venait de se briser. Avec le vent arrière, le bateau se met alors de travers dans l’écluse et frôle le Salliance. Heureusement, nous étions bardés de défenses qui ont bien joué leur rôle, et avec nos 4 bras, nous avons pu repousser le mastodonte. En sortant de l’écluse, il a encore pris une trajectoire bien étonnante. Ce n’est pas très rassurant sur la façon dont ces bateaux-mouche sont maîtrisés !

Hier au port, Marc a discuté avec des Américains de l’état d’Alaska. La température des dernières semaines les a surpris.

 

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Kompromiss

Un bateau allemand montait en direction de Verdun, gare terminus de la Meuse pour l’instant, et retournait à Cologne. Peut-être était-il au courant de la situation, mais nous ne le savons pas.

La devise de son bateau était “Kompromiss”. Nous avons ri sous cape en le croisant  : son retour parait bien compromis.

En arrivant à Anseremme ce midi, nous avions espéré nous amarrer sur un long quai  protégé du soleil par de grands arbres touffus. Nous aurions pu facilement nous mettre à couple de bateaux inoccupés. Ce qui nous a été refusé. Nous sommes dans la darse du port d’Anseremme, où il n’y a pas la moindre trace d’ombre. Heureusement, nous sommes bien équipés avec notre petit airco.

Par ces fortes chaleurs, la solidarité est un vain mot. Bien belle mentalité !

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Au risque de nous répéter…

Comme pour tout le monde, il fait très  chaud. Nous osons espérer que ce sont les derniers jours de grosse chaleur. Heureusement, les écluses sont avalantes, ce qui limite grandement nos efforts.

Nous avons navigué aujourd’hui avec un grand bateau hollandais. Il a du s’arrêter un peu avant le tunnel de Ham, en amont de Givet, pour ballaster son bateau. Son tirant d’air étant trop élevé, il a donc du pomper de l’eau dans la Meuse pour être plus lourd.

L’eau de la Meuse dépasse les 26, et pas au pied de la centrale de Chooz.

Brigitte et Jacquy sont restés à Revin. Nous avons décidé de rentrer quelques jours plus tôt que prévu. Nous comptons arriver à Huy vendredi en début d’après-midi.

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Couleurs d’automne

Si la chaleur n’était pas si intense, nous nous croirions en automne.

A certains endroits, les paysages sont dignes d’un mois de novembre. La végétation est desséchée. Elle est comme nous : elle a très soif.

Ça nous aura au moins permis de voir des paysages tout différents de notre voyage aller au mois de juin.

Ce soir, nous sommes à Revin. Nous y avons retrouvé nos amis Brigitte et Jacquy, l’occasion de se retrouver autour d’une bière.

 

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C’est reparti comme en 40 !

Nous avons repris notre navigation. Et, malgré une chaleur écrasante, nous n’avons pas boudé notre plaisir.

Quelques bateaux allemands remontent encore la Meuse pour rentrer chez eux.  Mais ils seront arrêtés à Verdun. Il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !

  • Ou bien ils restent bloqués  à Verdun (comme en 1916).
  • Ou bien ils chargent le bateau sur un camion pour rejoindre la Moselle.

Un scoop : nous avons reçu un coup de téléphone ce midi. Nos amis Marie-Hélène et Herman, de Coxyde,  ne savaient pas rester dans leur jardin : le vent y était trop froid ! On peut toujours rêver…

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Avant – Après…

Notre bateau est à l’eau, beau comme un sou neuf. Nous l’avons bien briqué et nous y avons laissé pas mal de sueur, mais nous voilà tranquilles pour 2 ou 3 ans.

Le mécanicien aussi a bien travaillé : installation d’une pompe de cale automatique, resserrage des vis du carter, réparation d’une fuite d’eau, nettoyage du nid d’abeille, réglage du thermostat.

Nous étions comme d’habitude dans ce chantier comme des coqs en pâte. Ce n’était pas à l’échelle que nous devions monter sur le bateau. Nous avions un escalier roulant Airbus. Rien que ça !

Demain nous allons rejoindre Sarah, Élise et Matthieu pour une journée de détente.

Samedi matin, nous reprendrons le macaron pour terminer notre voyage.

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Plus d’eau ? Il reste le macadam…

Rassurez-vous, ce n’est pas nous. Mais comme le Meuse est fermée en amont de Verdun, certains plaisanciers n’ont plus vraiment le choix.

Aujourd’hui, un équipage allemand qui voulait retourner sur la Moselle n’a pas eu d’autre solution que de faire charger son bateau sur un camion.

Bien triste fin de vacances, pour ces personnes qui ramenaient, tout fiers, leur acquisition tout juste achetée à Roermond en Hollande.

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